BLÉ, MAÏS ET SOJA

L'équilibre des marchés agricoles mondiaux se joue aujourd’hui autour de nouvelles perspectives de production et de stocks. Les derniers rapports du Département américain de l’agriculture (USDA) dessinent une campagne 2025-2026 abondante, avec des productions record et des stocks supérieurs aux attentes pour le blé, le maïs et le soja.

Les nouvelles prévisions USDA redessinent les marchés mondiaux

L’équilibre des marchés agricoles mondiaux se joue aujourd’hui autour de nouvelles perspectives de production et de stocks. Les derniers rapports du Département américain de l’agriculture (USDA) dessinent une campagne 2025-2026 abondante, avec des productions record et des stocks supérieurs aux attentes pour le blé, le maïs et le soja.

L'équilibre des marchés agricoles mondiaux se joue aujourd’hui autour de nouvelles perspectives de production et de stocks. Les derniers rapports du Département américain de l’agriculture (USDA) dessinent une campagne 2025-2026 abondante, avec des productions record et des stocks supérieurs aux attentes pour le blé, le maïs et le soja.

À l’échelle mondiale, les marchés agricoles ont été récemment animés par la publication des principaux rapports du Département américain de l’agriculture (USDA), notamment le World Agricultural Supply and Demand Estimates (WASDE) et les données sur la production et les stocks de grandes cultures. Les nouvelles estimations font état d’une production américaine de maïs dépassant 17 milliards de boisseaux, tandis que les stocks finaux sont évalués autour de 2,2 milliards de boisseaux.

Pour le soja, les réserves de fin de campagne atteindraient environ 350 millions de boisseaux, là aussi au-dessus des attentes initiales. Selon l’USDA, « l’accumulation de stocks de maïs et de soja dépasse les anticipations des marchés, exerçant une pression à la baisse sur les prix globaux ». Ces chiffres traduisent une offre confortable qui modifie rapidement les stratégies des négociants et des acheteurs internationaux.

Dans les jours ayant suivi la publication des rapports, les contrats à terme sur le maïs et le soja ont reculé de plusieurs pourcents à Chicago, tandis que le blé évoluait plus prudemment. Les opérateurs considèrent que ces volumes élevés réduisent les risques de pénurie à court terme.

Des impacts à l’échelle planétaire

Ces ajustements ne concernent pas que les États-Unis. Sur le plan mondial, l’USDA anticipe des niveaux de stocks de céréales suffisamment élevés pour couvrir plusieurs mois de consommation, ce qui incite certains pays importateurs à différer leurs achats dans l’espoir de prix plus bas. Pour les grands exportateurs, cette situation pourrait se traduire par une compression des revenus agricoles, tandis que les producteurs sont amenés à réfléchir à leurs choix de cultures pour les prochaines campagnes.

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Malgré cette abondance apparente, plusieurs facteurs restent déterminants. : Il s’agit des conditions climatiques dans l’hémisphère sud, la vigueur de la demande asiatique, en particulier chinoise et d’éventuelles perturbations logistiques. Une baisse marquée des exportations ou même un aléa climatique majeur pourrait rapidement modifier les équilibres et faire repartir les prix.

Maëlle ANATO

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