Le gouvernement Talon vise une saison réussie
Alors que la nouvelle campagne agricole se profile, l’État met en avant ses priorités stratégiques pour garantir productivité, sécurité alimentaire et transformation locale. Entre planification rigoureuse, mobilisation des moyens humains et financiers, et innovations techniques, le Bénin entend renforcer ses filières agricoles et assurer une campagne efficace et prometteuse pour tous les acteurs du secteur.
Les facteurs de réussite d’une campagne agricole. C’est ce à quoi renvoient précisément ces éléments essentiels. Ils ne sont ni des êtres humains, ni des objets, encore moins des machines agricoles. Pourtant, leur rôle demeure déterminant et capital. Ceux qui les élaborent et les mettent en œuvre ne les perdent jamais de vue ni de cœur, tant leur importance est grande, au point de donner l’impression qu’ils leur sont intimement liés.
En effet, pour assurer la réussite d’une campagne agricole, l’État définit au préalable certaines priorités. Celles-ci servent indirectement de repères pour en évaluer le déroulement et apprécier, à terme, ses résultats. La campagne agricole en cours ne fait pas exception à cette règle, puisque ces priorités ont été fixées dès son lancement. Celle a venir connaîtra le même processus.
Elles permettent d’ailleurs d’affirmer que, la campagne se déroule globalement bien, malgré les contraintes climatiques qui imposent leur rythme. Se rapprocher des acteurs et spécialistes du secteur pour en savoir plus permettrait toutefois d’en avoir une appréciation plus précise au moment du bilan.
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En marche vers l’excellence !
Dans la perspective de la prochaine campagne agricole, les priorités de l’État s’inscrivent dans la continuité de la politique agricole engagée depuis plusieurs années. Selon le Directeur de Cabinet du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (MAEP) Dossa Aguémon, ces orientations restent alignées sur les objectifs stratégiques du gouvernement. « Les priorités de l’État sont toujours en lien avec le plan stratégique de développement du secteur agricole et s’inscrivent dans la dynamique engagée depuis 2016 », a-t-il expliqué.
Ces actions sont selon le DC, en arrimage avec la politique globale et le Programme d’actions du gouvernement. Dans ce cadre, l’accent sera notamment mis sur la promotion d’une agriculture “résiliente, sécurisée et rentable pour les acteurs des chaînes de valeur”, ainsi que sur le développement de l’aquaculture moderne et d’une pêche durable afin de réduire les importations de poisson.
Le renforcement de la productivité des différentes chaînes de valeur, la mécanisation agricole, la sécurité sanitaire des aliments et la structuration des filières figurent également parmi les axes prioritaires. «La question de la mécanisation le long des chaînes de valeur est aujourd’hui une priorité pour notre pays », a-t-il indiqué, tout en soulignant l’importance de la transformation locale des produits agricoles.
En fin de compte, il a souligné que l’économie des matières premières a montré ses limites ; l’avenir est dans la transformation. Il a par ailleurs appelé à la valoriser des produits agricoles béninois sur les marchés national et international.
La nouvelle campagne suffisamment anticipée !
Si des priorités sont clairement définies, l’État ne se limite pas à les énoncer. Des dispositions concrètes sont mises en place pour accueillir la campagne à venir. À en croire le DC du MAEP, «une campagne agricole, c’est des moyens humains et des moyens financiers», mobilisés à la fois par l’État, les producteurs et les acteurs des chaînes de valeur pour garantir le bon déroulement des opérations.
Toutes ces actions s’inscrivent dans le Plan de Travail Annuel (PTA), qui, selon le Directeur de Cabinet, « est déjà élaboré et en phase de validation auprès du comité mis en place par le gouvernement à cet effet ». Cette anticipation permet de disposer rapidement du plan, ce qui facilitera le lancement de la campagne dans des conditions optimales.
Le Directeur de Cabinet a souligné que de nombreuses actions entamées se poursuivront tout au long de la campagne en cours, avec l’ajout probable de nouvelles innovations. Ainsi, l’État conjugue orientations stratégiques et mesures concrètes pour garantir une campagne agricole efficace et bénéfique pour l’ensemble des acteurs du secteur.
Par ailleurs, plusieurs innovations majeures ont marqué la campagne agricole en cours. Parmi elles, l’intensification de la production fourragère s’inscrit dans la politique de sédentarisation de l’élevage des ruminants, afin de réduire les conflits liés à la transhumance et les dégâts sur les cultures et les populations.
La mécanisation a également été renforcée, non seulement au niveau des laboratoires, mais aussi pour le séchage, la récolte et la transformation des produits. Enfin, la campagne a vu des avancées significatives dans la mise en place de laboratoires de vitroplants, permettant la production de plants performants pour diverses cultures, y compris les bananiers, et marquant ainsi le passage à une phase active de valorisation des techniques végétatives sur le terrain.
Aboubakar FAÏSSAL


