CLUSTERS AGRICOLES AU BÉNIN

La fraîcheur et la qualité des produits maraîchers déterminent leur valeur sur le marché. Dans ce contexte, l’organisation collective des acteurs agricoles apparaît comme une solution innovante et stratégique.

Un levier de succès pour la commercialisation des produits maraîchers

La fraîcheur et la qualité des produits maraîchers déterminent leur valeur sur le marché. Dans ce contexte, l’organisation collective des acteurs agricoles apparaît comme une solution innovante et stratégique.

La fraîcheur et la qualité des produits maraîchers déterminent leur valeur sur le marché. Dans ce contexte, l’organisation collective des acteurs agricoles apparaît comme une solution innovante et stratégique.

Producteurs, transformateurs et commerçants peuvent s’unir tout en restant maîtres de leur rôle, dynamiser leurs activités, relever ensemble les défis du marché, renforcer leur compétitivité et accéder plus facilement aux clients. Cette approche collaborative en agriculture porte un nom : le cluster, une structure qui regroupe plusieurs acteurs autour d’objectifs communs. Selon Mirlain Médéssè Bossou, président de la Fédération nationale des commerçants de produits maraîchers (FNCProMa), cette organisation collective est la « porte de sortie » des producteurs face aux défis du marché.

Cette approche permet d’optimiser la chaîne de valeur, depuis la production jusqu’à la vente, en garantissant qualité et compétitivité. « Le cluster rassemble un groupe d’acteurs comprenant les producteurs, les transformateurs et les commerçants. Ils unissent leurs forces pour mettre sur le marché les produits qu’ils produisent et transforment », a expliqué le président Mirlain Médéssè Bossou. Il a fait savoir que chaque cluster est orchestré par un agrégateur, responsable de la collecte des produits et de la gestion financière. « L’agrégateur peut être un commerçant, un transformateur ou même un producteur », a-t-il renchéri.

Les avantages des clusters

Pour les transformateurs, les clusters ajoutent de la valeur aux produits, tandis que les producteurs se concentrent sur la qualité de leur production. Les acteurs indirects, tels que les fournisseurs d’intrants, d’emballages, ou les prestataires de services logistiques et financiers, complètent l’écosystème.

Par ailleurs, les clusters, que ce soit dans n’importe quelle filière, sont un atout incontournable pour la commercialisation des produits. Ils offrent des avantages concrets. Plusieurs institutions financières, comme les IMF, privilégient désormais le financement des clusters plutôt que des acteurs isolés. Un producteur seul, sans marché garanti, risque de ne pas rembourser son prêt. « En revanche, si un producteur, un transformateur et un commerçant sont réunis en cluster et que le marché est assuré, ils n’auront pas de problème de paiement », a souligné le président Bossou.

Lire aussi : Aquaculture : Le Ghana crée un fonds de développement pour booster le secteur

Au-delà de la commercialisation, les clusters participent activement à la promotion de l’économie locale. Les unités de transformation créent des emplois, stimulent l’entrepreneuriat et attirent même des jeunes diplômés en agronomie. La professionnalisation des circuits de distribution devient ainsi un moteur pour l’ensemble du secteur agroalimentaire. Toutefois, certaines contraintes persistent.

Les obstacles du plein développement du modèle

La collaboration entre acteurs n’est pas encore une habitude, la transparence reste insuffisante et l’accès à un accompagnement technique et financier demeure limité. Ces obstacles freinent le plein développement d’un modèle qui pourrait transformer durablement le secteur maraîcher. « Nous n’avons pas encore l’habitude de travailler ensemble. La transparence est cruciale. Chaque acteur doit partager ses données financières pour fixer conjointement le prix final du produit », a expliqué le président de la FNCProMa. Sans cette culture collaborative, le potentiel des clusters reste limité.

Les clusters agricoles présentent comme une solution structurante et durable pour renforcer la compétitivité des producteurs béninois. En favorisant la coopération, la transparence et la professionnalisation, ils ouvrent la voie à une meilleure commercialisation des produits, à la création d’emplois et à la dynamisation de l’économie locale.

Vignon Justin ADANDE

Share the Post:

Articles Similaires

Les importations africaines de viande de poulet en provenance du Brésil poursuivent leur progression, confirmant la place croissante de ce produit dans l’alimentation sur le continent.

IMPORTATIONS

Le poulet brésilien consolide sa présence dans les assiettes africaines (La filière avicole brésilienne a desservi 44 pays africains en

Lire PLus