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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

COMMERCIALISATION DE L’ORANGE AU BÉNIN : Un marché très affluent et rentable

 COMMERCIALISATION DE L’ORANGE AU BÉNIN : Un marché très affluent et rentable

Au Bénin, l’Orange encore appelé « Yovozin » est principalement réparti entre les départements du Zou et du Couffo. Nous sommes au mois de juillet et la saison de l’Orange bat déjà son plein. Entre producteurs et consommateurs se trouve de l’affluent et des braves personnes, maillon important de distributions de ces agrumes.

Un tas d’oranges

Vanessa ZANNOU

En cette période de froid, divers fruits dont l’orange abondent sur les marchés du Bénin principalement ceux du Zou et du Couffo. Toute la journée, plusieurs personnes affluent vers ces marchés pour s’approvisionner avant de descendre les quartiers et autres points de vente dans les rues. Dans ces marchés, les commerçantes étalent leurs produits comme bon leur semble. Les camions et les tricycles stationnent, soit pour décharger ou charger les marchandises. A l’heure actuelle, la disponibilité de l’orange est perceptible un peu partout dans le marché. A en croire certains grossistes, des commerçants détaillants et ambulants viennent de Cotonou, Porto-Novo et même de Lomé pour se ravitailler.

La commune de Klouékanmey tire son bénéfice de la collecte des taxes au niveau des transporteurs. Pour charger un bâcher, c’est à 4 000F CFA et si c’est un véhicule à huit (08) places, on le fait à 3 000F CFA. En ce qui concerne les tricycles, on le fait à 500 F CFA et si c’est bien rempli, ça fait 1 000F CFA.  En effet, le prix du sac d’orange selon une grossiste de Za-Kpota, varie entre 5.000F à 7.000F CFA. Et les revendeuses le vendent à leur tour une fois à Cotonou à 9 000 voire 10 000FCFA le Sac.  Les détaillants peuvent le revendre à 200F CFA voire 400F CFA, un certain nombre de lot. « Comparativement à l’année dernière c’est un peu cher », confie Victorine Yabo, revendeuse dans le marché de Tokpa, avant d’ajouter que chaque année, à pareil moment, c’est le seul commerce qu’elle exerce. Et après, lorsqu’arrive la période de la mangue, elle change de fusil d’épaule. Une autre revendeuse contactée au Marché de Bohicon va dire :

« J’achète toujours pour 5000F et je revends par unité en raison de 25F ou 50F. Et parfois, je vends aussi les trois unités d’orange à 100F ».

Selon elle, les produits qu’elle vend sont de bonne qualité. « J’ai toujours choisi les oranges qui sont de bonne qualité, car il arrive souvent de trouver des mauvaises oranges. Au niveau de mon point de vente, je vends plusieurs fruits en plus de l’orange. J’ai fait deux ans dans ce commerce, je gagne très bien ma vie », dit-elle avec fierté. A côté de ce commerce d’orange, il y a une autre activité qui se développe dans ces différents points de vente, celle de docker pratiqué par plusieurs jeunes dont l’âge varie de 14 ans à plus. Ces jeunes utilisent leur force physique pour décharger ou charger les sacs d’oranges pour le compte des clients moyennant une rémunération. Cette activité leur permet de se faire quelques sous malgré tout le danger qu’il encoure.

Des oranges partiellement épluchées

Par ailleurs, le Bénin produit aujourd’hui moins de 150 000 tonnes d’oranges par an, toutes variétés confondues. Parmi les variétés généralement produites, on retrouve la Pineapple, le Tangelo (métisse orange/mandarine), la Clémentine, le Wikiwane, la Fortune, la Dancy, la Valencia late, et le Limettier rangpur. Consommée fraîche en nature et en jus, l’orange est un fruit riche en flavonoïdes, composants antioxydants qui permettent de lutter contre les radicaux libres, responsables du vieillissement de la peau et de nombreuses pathologies. Elle contient également des glucides assimilés à des sucres qui apportent rapidement de l’énergie à l’organisme.

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