Abomey-Calavi
Agriculture

COÛT DU LAIT: L‘appel prompt de la FNPL

Due à la sécheresse, la flambée des coûts de production met en difficulté un certain nombre d’éleveurs et entraine une décapitalisation importante du cheptel laitier. Si certains distributeurs se prononcent sur la nécessité d’augmenter les prix, la FNPL rappelle qu’elle doit provenir des producteurs. De leurs côtés, les industriels se sont prononcés sur les difficultés liées à la hausse des coûts de l’énergie.

Mahussé Barnabé AISSI

« Il est inconcevable que des éleveurs soient acculés à la vente d’une partie de leurs troupeaux afin d’acheter du fourrage pour le reste, c’est pourtant la réalité de nombreuses exploitations », a tonné la Fédération Nationale des Producteurs de Lait (FNPL). En réalité, la sécheresse qui s’ajoute à l’augmentation déjà conséquente des coûts de production semble mettre à mal la trésorerie de nombreux producteurs de lait, dont une partie pourrait décider de réduire leur troupeau. Si Intermarché et Système U se sont prononcés en faveur d’une hausse du prix du lait, la FNPL, qui salue cette prise de position, incite les autres distributeurs à suivre la même ligne et « à ne plus vendre après le 6 septembre 2022 de lait qui ne permet pas une juste rémunération des éleveurs, déconnectés de ce qui est pratiqué dans les pays européens comparables ». D’un autre point de vue, « ces hausses doivent revenir aux paysans avant qu’il ne soit trop tard », recommande le syndicat. Car de leur côté, les industriels ont alerté sur leur manque de marge de manœuvre. Dans un communiqué en date du 31 août 2022, la Fédération des industriels laitiers demande « que les hausses légitimes de tarifs proposés par les laiteries et les fromageries soient immédiatement acceptées par la distribution et répercutées sur le prix aux consommateurs » et « que les contrats déjà signés soient mis en œuvre de manière urgente pour remonter dès que possible la valeur en amont de la filière », tout en appelant à un plan de soutien à l’installation de jeunes agriculteurs dans la production laitière. En rapprochement, l’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA), allèche l’attention sur l’ampleur des conséquences de l’augmentation des prix de l’énergie, « un coût colossal pour les entreprises qui doivent déjà absorber de très fortes hausses sur les matières premières agricoles, les emballages et les transports depuis le début de la guerre en Ukraine fin février ». « 45 % des entreprises n’ont toujours pas terminé l’ensemble de leurs renégociations. La grande distribution reste sourde et ne prend toujours pas en compte la totalité des besoins des entreprises », précise l’ANIA.

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