COUT D’UNE ALIMENTATION SAINE

Dans un contexte où la sécurité alimentaire demeure un grand enjeu pour l’Afrique, le débat ne se limite plus seulement à l’accès à la nourriture, mais également à la possibilité pour les populations de se nourrir sainement, sans peser sur leur budget quotidien.

Le Bénin vient 13ᵉ en Afrique selon la FAO

(Le Soudan, la Tanzanie et Sao Tomé arrivent en tête) 

Dans un contexte où la sécurité alimentaire demeure un grand enjeu pour l’Afrique, le débat ne se limite plus seulement à l’accès à la nourriture, mais également à la possibilité pour les populations de se nourrir sainement, sans peser sur leur budget quotidien. Un rapport publié en 2024 par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) propose un indicateur qu’est le Coût d’une Alimentation Saine (CoHD). Celui-ci révèle les fortes disparités entre pays africains et questionne la capacité des systèmes alimentaires à offrir des régimes équilibrés et accessibles.

Dans un contexte où la sécurité alimentaire demeure un grand enjeu pour l’Afrique, le débat ne se limite plus seulement à l’accès à la nourriture, mais également à la possibilité pour les populations de se nourrir sainement, sans peser sur leur budget quotidien.

Dans ce classement, le Bénin occupe la 13ᵉ place, se situant dans une zone intermédiaire entre les pays où l’alimentation saine est relativement abordable et ceux où elle reste difficilement abordable. À titre de comparaison, le Soudan arrive en tête avec le coût le plus faible (1,9 $ par jour et par personne), suivi de la Tanzanie et de Sao Tomé-et-Principe. À l’opposé, l’Algérie et la Mauritanie enregistrent les coûts les plus élevés du continent, avoisinant 4,9 $ par jour.

Selon la FAO, en Afrique, il faut en moyenne 3,74 $ par jour pour se nourrir sainement, un chiffre inférieur à celui de l’Amérique latine (4,56 $) ou de l’Asie (4,2 $). L’Afrique de l’Ouest, où se situe le Bénin, affiche le coût moyen continental le plus bas (3,65 $).

Lire aussi : MISSION DE SUIVI ET DE RÉCEPTION : Le FNDA supervise les infrastructures agricoles dans les Pôles de Développement 3 et 4

Les réalités des populations malgré le classement

Si le Bénin se positionne honorablement dans ce classement, cela ne signifie pas que l’accès réel à une alimentation saine est garanti pour tous. Comme ailleurs sur le continent, le principal obstacle reste le pouvoir d’achat. Pour une grande partie des ménages béninois, consacrer plus de 3 $ par jour et par personne à la nourriture dépasse leurs capacités financières, notamment dans les zones rurales et périurbaines.

Les habitudes alimentaires jouent également un rôle. La dépendance aux féculents peu coûteux, la faible diversification alimentaire et le manque d’éducation nutritionnelle freinent l’adoption de régimes équilibrés, même lorsque les produits sont disponibles sur les marchés locaux.

Pour finir, la FAO souligne que le défi ne réside pas uniquement dans la production, mais aussi dans la structuration des circuits d’approvisionnement, l’amélioration de la logistique, l’accès aux marchés et la sensibilisation des consommateurs.

Jean-Baptiste HONTONNOU

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