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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

CULTURE INTERCALAIRE AU BENIN : Une méthode très productive pour les agriculteurs

 CULTURE INTERCALAIRE AU BENIN : Une méthode très productive pour les agriculteurs

De nos jours, plusieurs méthodes ou pratiques existent pour développer l’agriculture. Parmi ces méthodes, figure la culture intercalaire, très rentable, mais pas encore connue du grand nombre des agriculteurs au Bénin.

Stag Arsène SALANON

La culture intercalaire est une méthode agricole consistant à cultiver simultanément deux espèces différentes en rangées serrées dans le même champ et de manière interchangeable. Autrement dit, une culture associée installée entre les rangs de la culture principale pérenne ou non. Elle peut être permanente ou temporaire. Pour exemple de culture intercalaire, l’on peut semer deux rangées de maïs, puis deux rangées de blé, puis à nouveau deux rangées de maïs. Aussi, l’on peut intercaler une céréale et un tubercule.

« Toutes les cultures peuvent être intercalées. Il faut juste prendre en compte les insectes qui attaquent chaque plante pour ne pas planter deux différentes espèces qui attirent les mêmes insectes »

affirme Émile Somakpo, ingénieur agronome praticien. Cependant, il ne faut pas planter la même famille de plantes plusieurs fois. Au Bénin, la pratique de la culture intercalaire existe mais elle n’est pas encore connue de tout le monde. Au sud du pays, on intercale la banane et le piment, la banane ou la papaye et l’ananas. Au centre, on intercale l’arachide et les agrumes. Au nord, on intercale le soja et la mangue.

En effet, tous les sols sont adaptés à la pratique de la culture intercalaire. Il est juste question d’espèce de plante mais le sol le mieux adapté aux cultures intercalaires est le sol argileux et sablonneux. Cela ne refuse pas qu’on le pratique par exemple dans un basfond ou sur un sol granitique. Dans un basfond par exemple, « on peut faire la banane et la canne à sucre » dixit l’ingénieur. Sur un sol granitique, « on peut faire les orangers et le soja, car ce dernier se fait sur le sol granitique ». De là, on peut conclure que ce sont les espèces de plantes qu’on adapte aux sols pour permettre à ce qu’on ait les cultures intercalaires convenues.

Qu’en est-il de ses avantages ?

« Les avantages sont nombreux ». D’abord, la culture intercalaire augmente le taux de productivité et offre une rentabilité satisfaisante. Aussi, elle améliore la fertilité des sols. La pratique de la culture intercalaire donne plus d’engrais dans le sol. Cette méthode réduit la présence des mauvaises herbes. Elle facilite aussi la lutte contre les ravageurs et les maladies en ce sens que si un champ comporte deux cultures ou plus, plutôt qu’une seule, les parasites ou les microbes pathogènes risquent d’avoir plus de difficulté à trouver les plantes qu’ils préfèrent manger ou infecter. Pour les agriculteurs, la culture intercalaire peut constituer une forme d’assurance au cas où, si les conditions sont défavorables pour l’une des cultures, l’autre peut tout de même livrer de bons résultats.

Néanmoins, cette culture dispose de quelques difficultés pour les agriculteurs. Pour mieux la pratiquer et bénéficier de ses avantages, « il faut d’abord maîtriser des espèces à utiliser pour ne pas créer d’autres problèmes sur un site » souligne l’ingénieur. Aussi, faut-il la maîtrise de la structure de la plante et des insectes qui attaquent chaque plante. Et pour finir, il faut maîtriser les types de sols que chaque plante aime.

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