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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

ESSOR DU MARCHE DES EPICES EN POUDRE : La nécessité d’aller à une modernisation pour faire respecter les règles de qualité

 ESSOR DU MARCHE DES EPICES EN POUDRE : La nécessité d’aller à une modernisation pour faire respecter les règles de qualité

Cultiver, transformer et commercialiser les épices est un véritable business à considérer. Elles se retrouvent sur les marchés, dans les supermarchés, chez les vendeuses ambulantes, et font l’objet d’un grand commerce. Mais d’où viennent ces épices et comment ce commerce est-il organisé ?

Vanessa ZANNOU

Les épices jouent un rôle très important dans la gastronomie béninoise. Aujourd’hui, elles sont consommées dans presque tous les foyers et chaque jour, les gens sont curieux d’en essayer de nouvelles. Selon Opportune DJENONTIN, bio-technologue, une étude montre qu’environ 5 g d’épices sont consommées quotidiennement par habitant. En effet, obtenir ces épices implique tout un processus de mélange. Le gingembre, l’ail, les feuilles de laurier (parfois), le poivre, le curcuma, la menthe poivrée, la thym, la cannelle, la noix de muscade, les clous de girofle, le piment, tous ces ingrédients sont utilisés de manière à répondre aux exigences des clients. Les épices sont d’abord séchées, puis moulues pour obtenir de la poudre. Dans ce processus de transformation, la qualité du produit dépend du prix que le client est prêt à payer.

« Chaque épice a son prix. Pour obtenir un bon mélange et pour que le consommateur soit conscient de la qualité, il faut dépenser mille francs (1000 FCFA) voire parfois 2000 FCFA »,

explique une commerçante. Tout dépend des préférences du client. « Auparavant, on pouvait le faire avec seulement 500 FCFA, même si cela n’était pas très satisfaisant, mais aujourd’hui, cela est pratiquement impossible en raison des coûts élevés que nous observons », ajoute une autre commerçante assise devant son étalage. Selon elles, certaines personnes demandent même qu’on ajoute des fils de poivre dans le mélange. De plus, il y a des petites choses qu’on ajoute pour faciliter la tâche du consommateur. C’est le cas des bouillons blancs. « Si le client ne veut peut-être pas sortir les bouillons devant tout le monde, il peut déjà ajouter ces bouillons blancs (en petite quantité de préférence) aux épices séchées avant de les écraser  ».

Cela permet de ne pas se soucier d’un éventuel manque d’ingrédients lors de la préparation. Ces épices peuvent se conserver pendant toute une année sans se gâter. « Il suffit de les couvrir après chaque utilisation », explique Dame Geneviève. « Si on ajoute du sel, cela peut toutefois causer des problèmes de moisissure après un mois », ajoute une autre commerçante à côté d’elle.

Le marché des épices n’a jamais cessé de croître depuis des siècles. C’est d’ailleurs l’une des rares industries qui ne connaît pas de ralentissement, même pendant les périodes de récession. « Il faut dire que la commercialisation est utile, car aujourd’hui tout le monde n’a pas le temps de cuisiner rapidement après une journée fatigante. De plus, il y a aussi ces femmes qui doivent préparer pour un grand nombre de personnes », explique Dame Clarisse, revendeuse d’épices. La commercialisation des épices est une activité très développée qui offre de nombreuses opportunités. Selon ceux qui la pratiquent, cette activité leur permet de subvenir à leurs besoins. Cependant,

« il n’y a actuellement aucune étude montrant la quantité d’épices produites ou commercialisées. Aucune statistique ne prouve que ce secteur d’activité est formellement organisé »,

informe Opportune DJENONTIN, bio-technologue. L’organisation de ce secteur serait donc un atout non seulement pour les commerçantes, mais aussi pour le gouvernement si nos épices doivent être exportées vers d’autres pays. La prise de conscience des propriétés thérapeutiques de certaines épices contribue également à une expansion importante du marché des épices dans le monde. En créant une entreprise d’épices, vous aidez non seulement les ménagères à avoir un accès plus facile aux épices pour assaisonner leurs repas, mais vous contribuez également à faire connaître les épices locales africaines à des clients potentiels dans différentes parties du monde.

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