FILIÈRE DES COQUILLAGES AU SÉNÉGAL

La filière des coquillages sénégalaise franchit un cap décisif : 50 sites identifiés, un système de surveillance sanitaire national instauré et des acteurs formés. Ces avancées posent les bases d’une conchyliculture durable et compétitive, capable d’inspirer toute la sous-région.

Les bases d’un avenir durable et compétitif posées

La filière des coquillages sénégalaise franchit un cap décisif : 50 sites identifiés, un système de surveillance sanitaire national instauré et des acteurs formés. Ces avancées posent les bases d’une conchyliculture durable et compétitive, capable d’inspirer toute la sous-région.

La filière des coquillages sénégalaise franchit un cap décisif : 50 sites identifiés, un système de surveillance sanitaire national instauré et des acteurs formés. Ces avancées posent les bases d’une conchyliculture durable et compétitive, capable d’inspirer toute la sous-région.

Au Sénégal, la filière des coquillages marque une nouvelle étape vers une meilleure compétitivité. Le 5 mars 2026 à Dakar, les acteurs du secteur se sont réunis pour l’atelier de clôture d’un projet piloté par la FAO et financé par le STDF. Un système national de surveillance sanitaire a été mis en place, permettant d’identifier 50 sites conchylicoles et de renforcer les compétences des professionnels. L’objectif est de se conformer aux normes internationales et de faciliter l’accès aux marchés.

Atelier de clôture du projet

Les échanges ont souligné la nécessité de structurer davantage la filière afin de respecter les normes sanitaires internationales et de générer des opportunités économiques pour les populations côtières. D’après Djibril Dramé, représentant de la FAO, ce projet a établi les bases d’un système national de contrôle sanitaire aligné sur les standards internationaux, tout en offrant des perspectives tangibles pour l’accès aux marchés et l’augmentation des revenus des communautés côtières.

Par ailleurs, Kadidiatou Sarr Seck, présidente de l’ANAFAS, a indiqué, selon Agratime et Seneweb, que les activités menées ont renforcé les compétences des professionnels et consolidé la compétitivité de la filière aquacole. De son côté, Catalina Pulido, représentante du STDF, a ajouté que l’expérience sénégalaise pourrait servir de modèle pour d’autres pays de la sous-région disposant d’écosystèmes similaires.

Ces résultats, loin d’être définitifs, imposent de poursuivre le travail en plaçant désormais la durabilité et l’intégration institutionnelle au cœur des réflexions. Ainsi, pour Samba Ka, directeur général de l’ANA, cet atelier représente un moment essentiel pour capitaliser sur les acquis et envisager la durabilité ainsi que l’extension des actions entreprises.

Les experts soulignent que la santé des coquillages est indissociable de celle des écosystèmes côtiers. Ils envisagent d’intégrer des outils numériques, des capteurs d’eau et une cartographie interactive afin d’améliorer la traçabilité et la transparence de la filière.

Le Sénégal, modèle pour d’autres pays !

Cette rencontre n’a pas été qu’une simple occasion d’échanger. Elle a permis de partager de bonnes pratiques et d’explorer des synergies avec des initiatives telles que FISH4ACP. Ces discussions ouvrent la voie à une coopération régionale où l’expérience sénégalaise pourrait inspirer d’autres pays côtiers d’Afrique de l’Ouest.

Lire aussi : PRODUCTION DE MANGUES AU BENIN : 59 agents outillés pour lutter contre les mouches des fruits

Il convient de préciser, en fin de compte, que grâce à ce projet, 50 sites conchylicoles ont été identifiés et caractérisés, un système national de surveillance sanitaire a été mis en place, le cadre réglementaire a été renforcé et les acteurs de la filière ont été formés. Ces avancées constituent aujourd’hui un véritable tremplin pour l’avenir de la conchyliculture au Sénégal.

Aboubakar FAÏSSAL

Share the Post:

Articles Similaires

À Lomé, depuis le 10 mars 2026, un atelier continental rassemble des experts africains. L'objectif est de réfléchir à comment renforcer la protection des ressources aquatiques, harmoniser les législations nationales et réfléchir aux stratégies de développement de l’économie bleue face à la pêche illégale.

ÉCONOMIE BLEUE

Des experts africains réunis à Lomé pour protéger les ressources marines À Lomé, depuis le 10 mars 2026, un atelier

Lire PLus
Dans le cadre de la promotion des technologies et innovations éprouvées dans les pays d’intervention du programme TAAT (Technologies for African Agricultural Transformation), des essais sur le blé ont été conduits au Bénin, en partenariat avec le MAEP, l’INRAB et l’Université de Parakou. Et quel résultat après les essais ?

BENIN

Le programme TAAT teste avec succès de nouvelles variétés de blé résistantes au climat Dans le cadre de la promotion

Lire PLus