En janvier 2026, au Bénin, le prix de l’igname à piler a baissé, faute d’une production plus importante qui a augmenté la quantité d’ignames disponibles sur les marchés.

La forte production d’igname fait chuter les prix sur les marchés

En janvier 2026, au Bénin, le prix de l’igname à piler a baissé, faute d’une production plus importante qui a augmenté la quantité d’ignames disponibles sur les marchés.

En janvier 2026, au Bénin, le prix de l’igname à piler a baissé, faute d’une production plus importante qui a augmenté la quantité d’ignames disponibles sur les marchés.

La baisse des prix de l’igname est une bonne chose pour les consommateurs, car elle rend l’achat plus facile et aide les ménages à faire moins de dépenses. Mais cette situation peut être difficile pour les producteurs, parce qu’ils risquent de gagner moins d’argent en vendant leur récolte. D’après le bulletin des marchés agricoles de janvier 2026, il faut noter que « le kilogramme de l’igname à piler a été cédé en moyenne à 398 FCFA, soit des replis de 3 %, 7 % et 2 % par rapport au mois précédent, à la même période de l’année antérieure et à la moyenne des cinq dernières années ». Si les prix continuent de baisser pendant longtemps, cela peut empêcher les producteurs d’acheter les intrants agricoles, de renouveler leurs champs et de bien préparer les prochaines campagnes agricoles.

Des prix en chute selon les marchés

En analysant la typologie des marchés, la baisse des prix s’observe sur plusieurs marchés. Comme le souligne le Bulletin mensuel du Système d’Information sur les Marchés Agricoles (SIM-Agricole) de janvier 2026 : « il est noté un repli sur les marchés de producteurs (-2 %) et les marchés de regroupement (-4 %) en glissement mensuel ».

De même, il faut noter que les « marchés de consommateurs enregistrent une remontée de 3 % et les marchés frontaliers restent stables ». Cette situation montre un déséquilibre temporaire, car l’offre est abondante alors que la demande n’est pas suffisante pour écouler toute la quantité disponible sur le marché.

Lire aussi : PRODUCTION DU BLÉ AU TCHAD : Vers une réduction de la dépendance aux importations ! 

Un défi pour la filière igname

Au-delà des variations saisonnières, cette évolution met en évidence certains défis pour la filière igname au Bénin. L’abondance de la production observée ces derniers mois contribue à la baisse des prix et peut rendre les revenus des producteurs moins stables. L’amélioration de la conservation des produits, le développement de la transformation et un meilleur accès aux marchés pourraient aider à mieux valoriser la production et à réduire les fortes variations de prix.

Ainsi, une meilleure organisation de la chaîne de valeur permettra de garantir un approvisionnement régulier pour les consommateurs tout en sécurisant les revenus des producteurs, dans un pays où l’igname reste une culture clé pour l’alimentation et l’économie rurale.

Mystéria ALLAHIZI

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