Swisscontact présente ses pistes pour mieux financer les filières piscicoles et agrumicole
L’hôtel du Lac de Cotonou a abrité, ce mardi 10 mars 2026, la restitution de l’étude sur les services financiers innovants pour le financement agricole au Bénin. Piloté par Swisscontact dans le cadre du projet Béninclusif 2, cet atelier a réuni des acteurs financiers ainsi que des acteurs des filières piscicole et agrumicole, afin d’établir des pistes de mise en œuvre des résultats de l’étude qui permettront d’améliorer les revenus des acteurs à la base et de favoriser une meilleure inclusion financière.
Dans le cadre de son exécution, le projet Béninclusif a relevé un faible taux de fonds d’investissement contrairement aux fonds de roulement pour les petits exploitants agricoles. Entre autres raisons ayant justifié ce constat, il faut relever : l’approche sans subvention ; le manque de prise en compte des réalités des SFD ; le manque de connaissance mutuelle des acteurs (grand nombre d’acteurs différents aux intérêts divers) ; le manque de prise en compte des réalités sectorielles.
Pour pallier cela, une étude a été conduite afin de mettre en place deux types de produits financiers adaptés, l’un pour la pisciculture et l’autre pour la production d’agrumes.
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Déroulement de l’atelier de restitution
Ayant procédé à l’ouverture de l’atelier de restitution, le Directeur pays de Swisscontact Bénin, Emmanuel Bossennec, a souhaité que les résultats partagés soient au cœur d’échanges nourris et constructifs entre les multiples acteurs présents.
Trois communications ont respectivement abordé la présentation des phases 1 et 2 du projet Béninclusif, le plan des acteurs et les résultats de l’étude ainsi que les nouveaux produits financiers.
En effet, la première partie de l’étude a consisté à faire une cartographie des institutions de microfinance qui distribueront les produits financiers sur le terrain. Deuxièmement, des produits financiers ont été conçus en tenant compte non seulement de l’existant, mais aussi des besoins des populations à la base. Des échanges interactifs entre producteurs, acteurs des IMF et agronomes ont nourri cet atelier et ont permis d’élaborer de nouvelles pistes de mise en œuvre des résultats de l’étude.
À la sortie de cet atelier, Morest Agossadou, un participant, a témoigné son appréciation des résultats de l’enquête effectuée. « Il faut travailler à mettre en place des produits financiers adaptés à chacun de ces maillons, car il faut un produit financier qui soit adapté à la production, un produit financier adapté à la transformation et, pourquoi pas, un produit financier adapté à la commercialisation », a-t-il exprimé.
En parlant des perspectives, le consultant Aboubakari Aboudou affirme qu’il y aura des rencontres bilatérales avec les différentes institutions qui sont parties prenantes, puis une rencontre avec les IMF qui sont intéressées, de telle sorte que les produits à mettre en place puissent être distribués dans la phase de développement à grande échelle sur tout le territoire.
Maëlle ANATO


