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Agriculture

FILIÈRE RIZ : ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE Pascal Gbénou face à ses paires de l’interprofession riz pour la réédition de compte

La salle de conférence d’un hôtel de la place à Bohicon, a servi de cadre à l’assemblée générale ordinaire de l’Interprofession de la Filière Riz du Bénin. Elle s’est tenue le jeudi 22 octobre 2020, en présence des familles d’acteurs de l’Interprofession, des représentants du ministère de l’agriculture de l’élevage et de la pêche, des PTF et d’autres cadres du secteur agricole Béninois.

Par Prudence KPODEKON

Ils sont plus que jamais décidés à rendre le riz béninois disponible sur la table de tous les consommateurs. Eux, ce sont les familles d’acteurs qui constituent l’Interprofession de la Filière Riz du Bénin. Ils ont tenu à cet effet, leur assemblée générale ordinaire le jeudi 22 octobre 2020. Occasion pour les élus de cette organisation de partager avec leurs paires les résultats des activités menées, et de recevoir d’eux des recommandations afin de porter la filière riz à un niveau remarquable dans la sphère des filières porteuses du Bénin.

« Globalement nous avons travaillé au cour des années 2018 et 2019 à assurer dans un premier temps la reconnaissance officielle de notre organisation. Ceci nous donne toute la crédibilité de pouvoir continuer à faire des actions de représentation vis-à-vis des différentes instances. Il est donc clairement apparu la nécessité pour nous de doter l’organisation d’une boussole, c’est à dire un plan stratégique qui orientera nos actions durant les cinq prochaines années. L’un des axes qui en ressort est le renforcement des familles d’acteurs. Nous avons travaillé à l’actualisation des cahiers de charge de la transformation du riz blanc et du riz étuvé et avons beaucoup travaillé à renforcer la famille des transformateurs car ils essayent d’ajouter de la valeur à notre production. Une des missions très fortes de l’interprofession est le développement de lien d’affaires entre acteurs. A ce sujet, nous nous sommes atteler à nourrir des relations notamment entre les producteurs et les transformateurs. En autre actions phares, le processus de plaidoyer à l’endroit de l’Etat en faveur des familles d’acteurs de la filière. Il faut saluer l’action de nombreux partenaires qui ont toute suite crue en nous et nous on accompagner sur ce chemin ». a-détaillé Pascal Gbenou, président de l’Interprofession de la filière riz du Bénin. Au regard des défis de performance de la filière, dont la résolution passe par une meilleure structuration des acteurs et du marché, les actions ont été focalisées sur la consolidation de la base institutionnelle. Une chose qui vise à renforcer les différentes familles professionnelles. « Notons que malgré la jeunesse de l’interprofession, nous avons essayé d’être connus par les institutions et partenaires du secteur ce qui a permis d’être associé intimement à la prise d’un certain nombre de décision engageant la filière riz. Cela signifie que nous avons fait du chemin, chose qui n’était pas facile. Pour mener à bien les combats qui nous attendent, nous avons besoin de la ressource financière. Des efforts sont attendus des différentes familles d’acteurs afin qu’ils libèrent leurs cotisations. En terme claire toutes les familles ont fait des efforts mais toutes les cotisations n’ont pas été libérer. Parfois, nous notons que les mandats de l’IFRIZ Bénin sont incomprises par les acteurs surtout certains acteurs publiques. En perspective, l’IFRIZ envisage dans les tous prochains jours d’œuvrer à l’opérationnalisation d’un certain nombre de texte qui devrait faciliter la commercialisation et la consommation du riz produit au Bénin. Pour y parvenir nous avons besoin d’une alliance forte ; ce que nous constatons déjà de la part de beaucoup de partenaire que nous voulons ici remercier » a-il ajouté.

Pour sa part Lionel d’OLIVEIRA, coordonnateur du Projet d’Appui à l’Entreprenariat Féminin au sein de la filière riz (PAEFFR) représentant les PTF, « Beaucoup de choses ont été faites. Il est donc très important que l’interprofession puisse rendre compte à ses membres. Et cela participe notamment à la question de réédition des comptes qui est un gage de la bonne gouvernance au sein de la filière. Cela témoigne également de la crédibilité de l’interprofession vis-à-vis des représentants de l’Etat, mais également des partenaires techniques et financiers qui accompagnent cette organisation ».

C’est donc dans la même perspective que s’inscrit, Nouhoun Abdel Rachid, directeur de la Législation Rurale de l’Appui aux Organisations Professionnelles et à l’Entrepreneuriat agricole. Pour ce dernier, « L’IFRIZ est entrain de consacrer un évènement très important qui marque la bonne gouvernance. C’est un élément fondamental et la régularité de cette instance-là, montre clairement l’option faite par les élus de IFRIZ de rester dans les règles de l’art qui justifient véritablement l’existence d’une organisation professionnelle. Cette assemblée générale fait partir des éléments qui marque la concrétisation de la vision que le secteur agricole s’est donné ».

Le gouvernement de la rupture a fait du secteur agricole un secteur d’investissement massif. Pour ces investissements massifs, un nombre de filières locomotives ont été retenu à travers les cinq projets phares du gouvernement. La filière riz, fait partie du second projet phare appelé projet des filières conventionnelle. « Donc la filière riz au début des objectifs quantitatif que le gouvernement avait retenu c’était 600 000 tonnes. Mais les enjeux économiques aidant ces 600 000 tonnes ont été porté à 1 000 000 de tonnes d’ici à l’an 2022 pour non seulement comblé nos déficits en matière de riz mais également satisfaire la sous-région qui est demandeuse de riz en qualité et en quantité. Et ceci constitue pour l’interprofession des défis parce que l’interprofession doit travailler avec les familles d’acteur a véritablement relever ce défis du fait que la volonté politique est déjà là et le gouvernement travaille aujourd’hui à développer un certain nombre de projet et programme pour vous accompagner » nous apprend le Directeur Adjoint de la Programmation et de la Prospective du MAEP, Marius Aïna.

Notons qu’au cours de cette assemblée générale ordinaire de haute facture de l’Interprofession de la filière riz, plusieurs rapports ont été présentés aux membres par les élus. Entre autre, le rapport moral, le rapport technique, le rapport financier, ainsi que le rapport du conseil de supervision. Pour les acteurs, c’est un sentiment de satisfaction et de remerciement suite aux différentes recommandations en vue d’une amélioration de la qualité des activités que l’interprofession de la filière riz aura à effectuer. « On a travaillé sur le PTAB et cela nous a permis de voir ce qui a ou non marché. Il faut aussi souligner la disponibilité des congressistes qui ont apporté beaucoup d’amendements que nous devons intégrer afin d’améliorer notre visibilité sur ce que nous sommes en train de faire pour cette filière au Bénin » affirme le Secrétaire général de IFRIZ, Parfait Gbankpan. « A l’issus de cette assemblée générale, il y a eu des résolutions et des recommandations de l’assemblée. Dans un premier temps par apport aux résolutions, l’interprofession et ses délégués ont pris la résolution de veiller à la régularité de la tenue des réunions statutaires et des assemblées générales, la résolution relative au respect des principes de subsidiarité cela suppose que les actions de l’interprofession riz ne doivent pas rentrer en concurrence avec les activités de ses familles membres. Comme autres résolutions nous allons élaborer un projet d’envergure qui permettrait d’impacter toutes les familles d’acteurs et toutes les unions départementales rizicole du Bénin. Pour ce qui est des recommandations nous avions retenu qu’il faut travailler en tandem avec les ATDA pour trouver le mécanisme nécessaire pour la collecte des données sur les différents flux des chaînes de valeurs riz à savoir les questions de statistiques. L’autre recommandation c’est de travailler à faire le plaidoyer auprès de l’Etat pour l’institutionnalisation d’une journée riz. Travailler à explorer le marché régional pour établir des relations d’affaires formelles avec les commerçants notamment Nigérians ».

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