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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

PRODUCTION DU MIEL AU BÉNIN : Les acteurs délaissés à leur propre sort

 PRODUCTION DU MIEL AU BÉNIN : Les acteurs délaissés à leur propre sort

Au Bénin, l’apiculture est une filière très prometteuse et économique dont le marché existe. Mais force est de constater que, malgré sa forte potentialité, les acteurs de cette filière sont laissés seuls face aux nombreuses difficultés qu’elle implique.

Larmes d’abeilles

Stag Watson SAMA

Précieux, gouteux, rare, cicatrisant, anti-inflammatoire, le miel est un sucre non raffiné beaucoup plus produit au Nord du Bénin. Sa production est une activité passionnante qui demande assez d’effort et suit divers processus. En effet, la présence de forêts ou de plantations est importante pour l’installation des ruches d’abeilles. Après installation, s’en suit la colonisation de ces derniers et la récolte des larmes de miel qui se fait au niveau de chaque ruche avec une protection en combinaison afin de se protéger contre les agressions. Enfin, la dernière étape, est l’extraction du miel, qui varie d’un apiculteur à un autre.

Par ailleurs, une chose est d’être passionné par ce métier, mais l’autre est d’accepter de faire face aux multiples embûches. La production du miel est un calvaire sur divers plans. Selon Théophile Wuéménou, apiculteur à Abomey-Calavi,

« la gourmandise des abeilles rend parfois le miel indisponible et la longue attente avant la récolte constitue un obstacle ».

Outre ces difficultés,

« le vol, le manque d’espace, la pollution par les feux de brousses et pesticides poussent les abeilles à immigrer vers les milieux calmes »,

renchérit un apiculteur de Kandi, Boniface Aguessi. La moindre variation de température ou de condition météorologique a également un impact énorme sur l’exploitation d’abeilles. Aussi, l’apiculteur peut-il perdre l’ensemble de sa colonie et voir son travail réduit à néant. Et ce, sans compter les prédateurs naturels comme certains parasites.

Face à ces nombreuses difficultés, les producteurs semblent être laissés à leur propre sort. Le gouvernement, au lieu de leur apporter de véritable aide, se soucie peu d’eux, alors que

« le miel est un produit très demandé partout dans le monde ».

Selon Boniface Aguessi, les vrais producteurs, sinon les grands producteurs du miel, sont relégués au second au moment d’octroi des aides. Ainsi, un appel est lancé au gouvernement afin que la filière abandonnée soit prise en compte et que la formation des producteurs soit un bouclier important.

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