Le soja est une légumineuse qui se produit en quantité au Bénin. Pour donc réduire la pénibilité, améliorer la qualité des productions et surtout développer les circuits de commercialisation, sa culture biologique s’est développée surtout grâce à la main d’œuvre féminine. C’est le cas de l’arrondissement d’Aklampa à Glazoué où les femmes s’y adonnent corps et âmes et en font une véritable source de revenus.

Stag Watson SAMA
La culture du soja biologique est une réalité à Aklampa. Cette activité pratiquée depuis plus de 10 ans implique davantage la gent féminine qui se regroupe en coopérative. Cette dernière cultive le soja en suivant un processus qui conduit directement à une production purement biologique. D’abord, ces femmes vont sarcler leur champ pour le débarrasser de mauvaises herbes. Sans aucun apport de produit chimique, le champ sera mis au propre et n’attendra que la pluie afin d’accueillir le semis. Ces femmes sont très attentives et bien suivies dans la production du soja bio. Après avoir semé leur soja et assuré l’entretien, s’en suit les récoltes au bout de quelques mois. Selon, Joséphine Zinsou, elles ne font pas que la production, mais aussi la transformation du soja bio.
Elles se sont regroupées au sein d’une coopérative dénommée « Ayidoté ». Faisant un total de 25, ces femmes sont déterminées à mettre à l’échelle toutes les connaissances acquises de part et d’autre dans la production et la transformation du soja bio. Pour dame Zinsou Joséphine, agricultrice et transformatrice à Aklampa, le soja bio est préparé en fromage de meilleure qualité afin d’être vendu au marché. Elles le transforment également en lait, en brochette, en pâté et en des biscuits. En effet, de concert avec ces collègues de la coopérative, elles travaillent deux fois par semaines. A une transformation, elles font 32kg. Ces femmes sont dans la transformation depuis trois ans et apportent une plus-value. Elles confient toujours avoir fait un bon marché avec leur produit, car il est très apprécié du grand public. Cela leur procure assez de bénéfice et leur permet d’élargir leur production chaque année.
Il faut dire que si ces femmes sont aujourd’hui déterminées à faire la production et la transformation du soja bio, c’est en partie grâce à l’Organisation Béninoise pour la promotion de l’Agriculture Biologique (OBEPAB). Cette association leur offre un accompagnement solide pour un bon rendement.