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Agriculture

RARETE DES PLUIES AU SUD BENIN: Quel impact sur les rendements des producteurs ?

La rareté des pluies au Bénin se fait très souvent ressentir sur le rendement des agriculteurs. Face à cet état de chose, le prix des produits vivriers issus de leurs différentes productions augmente sur le marché. Une situation qui crée pas mal de mécontentements tant au niveau des producteurs que dans le rang des consommateurs de ces produits.

Par Hosana BEKOU

La pluie est un élément essentiel à l’équilibre écologique de notre planète. En participant activement aux échanges de chaleur entre la surface de la terre et l’atmosphère, l’eau joue un rôle fondamental dans le fonctionnement du système climatique. La pluie de ce fait, est l’élément climatique qui conditionne les différentes activités agricoles. Au bénin, Le climat est nettement tropical dans le sud du pays avec une grande saison sèche de novembre à mars et une petite saison sèche de juillet à Août. La petite saison des pluies s’installe quant à elle, en septembre – octobre. Les précipitations les plus abondantes du pays ont lieu entre avril et juin. Au nord du Bénin, la saison des pluies prend place de Mai à septembre. Mais cette année, la rareté des pluies ne rassure guère les producteurs et c’est donc la disponibilité en produit alimentaire qui est menacé. L’irrégularité et la mauvaise répartition des pluies observées cette année dans l’ensemble des régions du pays, constituent des préoccupations majeures pour les acteurs du monde agricole.

Par ailleurs, les dernières décennies ont été marquées par une dégradation significative de la production vivrière dans de nombreuses régions des pays en voie de développement. La diminution sensible de la production agricole nationale se trouve en rapport avec l’irrégularité et la baisse brutale des hauteurs pluviométriques selon une étude scientifique.

La modification des paramètres climatiques au Bénin reste amplifiée par les facteurs naturels. Le climat est sujet à de fortes variabilités de précipitations dont les conséquences restent néfastes pour la production vivrière. Le secteur agricole étant l’un des piliers de l’économie béninoise, cette agriculture pratiquée devient fortement dépendante du régime des précipitations et de leur variabilité.

Des acteurs sensibles à cet état de chose

Pour Isidore Cobede chargé de programme de l’ONG Action plus, « Dans ce milieu lorsque la sècheresse est prolongée, l’eau tarie dans les puits artisanaux que nous avons ici. Ils y en ont qui perdent leurs productions et ils en ont qui n’arrivent plus à faire de nouvelle emblavure donc ça agit sur le revenu du producteur ». C’est dans cette même optique que s’inscrit Senouvo Sylvain, maraicher « surtout cette année nous avons eu trop de difficultés. Comme il n’y a plus de pluie, nous sommes obligés d’arroser nous-même nos plants, ce qui est très difficile. Parfois nous creusons jusqu’à une profondeur donnée avant de trouver l’eau et si par désastre l’eau n’est pas douce le travail revient à zéro puisqu’on ne peut pas utiliser de l’eau salée pour l’arrosage ». « En ces temps de crue, nous perdons également beaucoup de nos plants ; parfois même tout un champ » a-t-il poursuivi. Ce manque d’eau entraine par la même occasion la cherté de ces produits issus de ces des champs sur le marché.

Dans le contexte d’agriculture pluviale, la modification du régime des précipitations entraîne des perturbations qui ont des répercussions graves sur la vie des agriculteurs. Plusieurs stratégies d’adaptations sont ainsi élaborées et mises en œuvre par ces derniers pour de nouveaux itinéraires techniques de même que pour la diversification des cultures.

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