TABASKI 2020 ET COVID-19: Le marché de mouton fortement affecté par la crise sanitaire à Kouandé

La Tabaski, l’une des grandes fêtes islamiques s’est célébrée à Kouandé. A l’instar d’autres villes du pays, Kouandé a aussi sacrifié à la tradition
Comme dans tout le pays, la Tabaski s’est déroulée dans un contexte sanitaire particulier lié au Covid-19. Les fidèles musulmans ne se sont pas rendus dans les places idi habituelles pour célébrer la prière de la Tabaski. Ils se sont plutôt rendus dans les grandes mosquées où ils font la prière hebdomadaire du vendredi conformément aux consignes données par les autorités religieuses du pays. Ceci en respect strict des mesures barrières contre le Covid-19. Comme si les conséquences du Covid-19 ne concernaient pas que les places idi, les marchands de bestiaux ont également été affectés à Kouandé.

Kpékpé, un marchant de bestiaux à Kouandé nous raconte l’impact du Covid-19 dans son activité. «Je me rendais jusqu’à Cotonou pour vendre mes moutons à l’occasion de la Tabaski.» a déclaré Kpékpé. «Mais comme nous apprenons que le mal sévit plus à Cotonou que partout ailleurs dans le pays, je ne me suis pas aventuré sur le marché de Cotonou.» a déploré Kpékpé. A cela il faut dire que les prix du transport ont grimpé, ce qui ne nous facilite pas les déplacements, a informé Soumanou, un autre commerçant de bestiaux. Le marché local n’a donc pas pu absorber tous nos moutons en dépit du niveau bas des prix. Ça fait encore un an de travail supplémentaire à engraisser les mêmes moutons, a regretté Kpékpé.

Le Covid-19 a plombé l’ambiance de la Tabaski à Kouandé. Des marchés à bétail aux lieux de culte, rien n’a été à l’abri des corollaires de la pandémie du Covid-19.

Pour rappel, les saintes écritures apprennent que, la Tabaski remonte au temps d’Abraham à qui Dieu a demandé d’offrir son fils en holocauste pour tester son degré de foi. Quand Abraham a obéi à Dieu et était sur le point de passer à l’acte que Dieu lui a envoyé un mouton. C’est de là que la Tabaski a été instituée en Islam.

Par Malik SOULEMANE

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