Au Tchad, l’absence persistante de pluie plonge les riziculteurs dans une impasse inquiétante. Champs préparés, pépinières prêtes, mais sans précipitations, la saison agricole est compromise. Le retard des pluies bouleverse le calendrier de production et fragilise l’ensemble du secteur rizicole.
Le ciel tarde à se montrer clément. Alors que les producteurs tchadiens ont déjà préparé leurs espaces rizicoles, le retard des pluies met en péril l’ensemble des campagnes agricoles. Les pépinières, prêtes à être repiquées, restent à l’arrêt, exposées à la sécheresse.
Dans le sud du pays, les premières précipitations sont généralement attendues dès avril. Pour le reste du territoire, les pluies devraient normalement s’installer au plus tard en juin. En cette mi-juillet, le retard persistant crée une situation de blocage total, compromettant sérieusement le début des cultures.
Le retard des pluies entraîne une contraction de la période agricole. Moins de temps pour semer, repiquer et récolter. Les producteurs doivent désormais ajuster leurs pratiques, misant sur des cultures en saison sèche ou de contre-saison, pour sauver ce qui peut encore l’être.
Depuis quelques années, les saisons de pluies deviennent de plus en plus instables. Des débuts tardifs, des fins précoces et des volumes irréguliers : le retard des pluies s’inscrit désormais dans une tendance inquiétante. L’agriculture dépendante de la pluviométrie devient vulnérable, exposant les riziculteurs à des risques majeurs.
Dans un contexte aussi incertain, chaque décision devient un pari. L’imprévisibilité du climat décourage, désoriente et met en péril la sécurité alimentaire à l’échelle nationale.
Source : Au Tchad, les riziculteurs inquiets face au retard de pluies
Innocent AGBOESSI