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Agriculture

1ER NUMERO DU VENDREDI AGRICOLE : Valère HOUSSOU et Kisito CHABI SIKA échangent avec la presse agricole

La salle de conférence du Laboratoire Central de Controle de la Sécurité Sanitaire des Aliments (LCCSSA ) a servi de cadre le vendredi 24 Septembre 2021, au 1ER numéro du Rendez –vous agricole avec quelque  acteurs du secteur . A l’occasion , Valère Houssou Directeur Général du FNDA et Kisito Chabi sika Directeur Général du FNDA ,  ont respectivement exposé aux hommes des médias agricoles, la mission , le Rôle et activités du FNDA puis la Place et le rôle du LCSSA dans la chaine de production agro-alimentaire .

Laure LEKOSSA .

5 milliards, c’est le financement déja débloqué par le FNDA à la date d’aujourdhui fait savoir le Directeur Général du FNDA. Aux dires de Valère Houssou, le FNDA est véritablement opérationnel, monte en puissance et gagne en crédibilité. “Le FNDA, face aux défis du financement agricole “, c’est autour de ce thème que valère Houssou a échangé avec les hommes des médias.

 A l’entame de ses propos, il a rappellé que dans le souci d’une rationalisation des interventions dans le secteur agricole, le Gouvernement a entrepris une série de réformes dans le secteur agricole. Des réformes qui sont notamment été marquées  par la mise en place d’un nouveau dispositif d’administration du secteur agricole et d’accompagnement des acteurs des filières. Ainsi, sept (7) pôles de développement agricole sont créés pour la promotion des filières porteuses sous l’administration des Agences Territoriales de Développement Agricole (ATDA) des  douze (12) Directions Départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (DDAEP) qui sont chargés d’assurer les fonctions régaliennes de l’Etat en matière de règlementation, de contrôle et de suivi-évaluation. Le document  Stratégique de Développement du Secteur Agricole (PSDSA)  a  insisté  sur l’importance du FNDA pour le financement agricole en son Axe 5 : « Mise en place de mécanismes de financements et d’assurances adaptés et accessibles aux différents types d’exploitations agricoles et catégories d’acteurs ». Valère Houssou a notifié que l’on ne saurait parler de promotion de filières sans parler de financement.  Avant le FNDA explique-t-il, le Bénin a connu une expérience dans les années 70 qui a échoué dans les années 80. Ça s’appelle la Caisse Nationale de Crédit Agricole (CNCA), et le Bénin ne disposait plus d’instrument de financement. C’est  dans cette optique signale-t-il que le FNDA a été créé par décret.  Pour lui, le Fond National de Développement agricole est un instrument de levier en matière de financement agricole structuré en 3 guichets.  Le guichet 1, qui s’adresse aux subventions pour les investissements structurants, le guichet 2 qui s’occupe des  problématiques de renforcement des capacités de conseil agricole, les aspects de services non financiers ; et le guichet 3, qui permet d’aller au crédit à travers les banques et les SFD. Un guichet auquel le gouvernement a octroyé 100 milliards pour le financement des PME/PMI. Il a précisé que le FNDA  n’est  pas une institution de crédit mais un facilitateur de crédit.

Vue partielle des participants

Dans une ambiance d’échanges à bâtons rompus, Valère Houssou a mis un accent particulier sur  le comportement que  l’entrepreneur ou le promoteur doit observer pour accéder aux fonds. Le DG du FNDA a expliqué que le bénéficiaire des fonds doit posséder un plan d’affaires bancable ; retirer auprès de la cellule communale une fiche d’alignement de son projet prouvant que celui-ci est bien adapté et conforme aux orientations du pôle ; déposer son dossier complet au niveau de la banque ou SFD avec lequel il est en relation d’affaires ; suivre son dossier au niveau de l’institution financière jusqu’à l’obtention des fonds . Il a par ailleurs souligné que pour les 5 milliards déjà octroyés, de nombreuses difficultés ont été enregistrés de la part des bénéficiaires qui ne sont pas encore préparés aux financements. Sur ce point,  il a martelé  que le crédit n’est donné qu’aux personnes capables de les rembourser  « Le crédit se rembourse »a-t-il laissé entendre avant de remercier les journalistes pour l’initiative prise.

Notons qu’au niveau du FNDA, le guichet 3 est le plus sollicité. L’ananas, l’anacarde, le soja,  les œufs de table, l’aquaculture sont les filières les plus subventionnées. Ces entrepreneures ont suivi le processus de structuration ds dossiers  et ont pu obtenus au finish le crédit. 

Le deuxième échange de cette journée a porté sur « la place et rôle du LCSSA dans la chaine de production agroalimentaire ».  Au regard de la présentation faite par le Directeur Général du Laboratoire Central de Contrôle de la Sécurité Sanitaire des Aliments Kisito Chabi Sika, le LCCSSA a pour mission de garantir au niveau national, régional et international, la qualité des analyses relatives à la sécurité sanitaire des produits agricoles; mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière de sécurité sanitaire des aliments. Il est né grâce à une inspection effectuée  dans les années 2002 et qui révèle que le Bénin ne dispose pas d’un laboratoire pour assurer la qualité des aliments qu’il exporte. Le pays a donc décidé à l’époque selon ses dires, de s’auto suspendre et de construire un laboratoire bien équipé.  La construction est donc venue à terme dans les années 2010 -2011. Il  est accrédité ISO CEI 17025 et dispose d’un staff technique chevronné, bien formé qualifié avec des compétences diversifiées, des équipements de dernière génération en matière d’analyses agroalimentaires.

 Aux dires de Kisito Chabi Sika, le LCCSSA possède comme attributions la réalisation des analyses pour la conformité aux normes nationales, régionales comme internationales, l’appui aux services officiels de contrôle de l’Etat, établissement des partenariats avec les laboratoires Nationaux et étrangers. Le LCCSSA dispose de deux départements   techniques qui sont la microbiologie et  la physico-chimie qui contrôle les contaminants, les résidus,  pesticides et médicaments alimentaires, qui contrôle les additifs alimentaires, et les endotoxines. Le DG du LCCSSA fait savoir que le laboratoire peut contribuer au développement du monde rural par la promotion des filières, accroître la richesse nationale par l’augmentation du volume d’exportation.

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