Au Bénin, les informations météorologiques existent. Les alertes sont publiées et les prévisions sont disponibles sur des plateformes numériques. Pourtant, dans les champs, dans les villages, chez les petits producteurs, c’est-à-dire, ceux qui dépendent le plus du climat, l’information n’arrive pas, ou arrive trop tard.
Le vrai défi n’est donc pas la production des données, mais leur transmission aux acteurs ruraux, majoritairement non instruits et éloignés du numérique. Un bulletin météo publié en ligne ne protège pas un agriculteur qui s’informe à la radio du village.
La météo ne doit pas rester un produit urbain. Elle doit devenir un outil de décision agricole, compris et utilisable par les producteurs. Cela exige des messages en langues locales, des partenariats avec les radios communautaires, des relais villageois et des campagnes de sensibilisation sur le terrain.
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Informer ne suffit pas. Il faut vulgariser, expliquer et traduire l’information en actions concrètes. Quand semer, quand attendre et quand protéger ses cultures ?
Il est temps que la météo quitte l’écran pour entrer dans les champs.
Jean-Baptiste HONTONNOU


