À quelques mois de la fin de la campagne agricole, les acteurs et producteurs font le bilan de la saison écoulée et projettent leurs attentes. Si les résultats globaux de la campagne 2024-2025 sont jugés à leur niveau satisfaisant, plusieurs défis de peser sur la production.

Ce que les producteurs attendent de la prochaine campagne

À quelques mois de la fin de la campagne agricole, les acteurs et producteurs font le bilan de la saison écoulée et projettent leurs attentes. Si les résultats globaux de la campagne 2024-2025 sont jugés à leur niveau satisfaisant, plusieurs défis de peser sur la production.

À quelques mois de la fin de la campagne agricole, les acteurs et producteurs font le bilan de la saison écoulée et projettent leurs attentes. Si les résultats globaux de la campagne 2024-2025 sont jugés à leur niveau satisfaisant, plusieurs défis de peser sur la production.

Le Bénin a lancé sa campagne agricole il y a quelques mois. Alors que cette campagne agricole tire vers la fin, les producteurs font les bilans de la campagne écoulée tout en faisant part de leurs attentes pour une nouvelle campagne bien réussie.

Il ressort de leurs propos, que la dernière campagne a enregistré des résultats encourageants. D’aucuns disent avoir atteint 80% des objectifs de production. Ils soulignent de même qu’en matière de mise en place de subventions, tout a été totalement respecté.

En ce qui concerne les techniciens agricoles, le résultat de même. Par exemple, selon Sandres Sawade, superviseur de coach en techniques agricoles et développement d’affaires, 120 entrepreneurs qui ont emblavé 100 hectares ont été suffisamment accompagnés.

Les attentes pour la nouvelle campagne

Pour la nouvelle campagne, les attentes sont claires. Il s’agit de garantir la disponibilité des intrants à temps, de faciliter l’accès au crédit agricole, de renforcer l’encadrement technique et d’améliorer les conditions de commercialisation. « Les différentes solutions soient mises en place à temps », a insisté Bernard ATCHOHOUNDO, soulignant que les retards « ne favorisent pas du tout la qualité des services ».

Les attentes des producteurs dépassent largement la simple disponibilité des intrants ou l’accès au crédit. Elles englobent aussi la mécanisation agricole, avec un meilleur accès aux machines. Beaucoup estiment que si le gouvernement les soutenait avec des équipements agricoles et la livraison à temps des semences et intrants, leur production pourrait considérablement s’améliorer.

Produire, c’est bien, mais vendre reste tout aussi crucial. C’est pourquoi certains producteurs souhaitent que le gouvernement puisse revoir à la hausse, les prix d’achat des produits agricoles sur le terrain, afin de garantir un meilleur revenu pour leur travail. « Nous demandons aux autorités de nous faire un prix forfaitaire par rapport au soja », a lancé Maria Takou Idrissou productrice de soja.

Elle a également souligné que, compte tenu des dépenses engagées par hectare, la tâche reste difficile pour les producteurs. Dans l’ensemble, producteurs et encadreurs espèrent une campagne mieux structurée, capable de renforcer durablement la sécurité alimentaire et les revenus agricoles.

Les objectifs visés

S’il y a des attentes, c’est parce qu’il y a aussi des objectifs à atteindre. Pour la nouvelle campagne, ceux-ci sont clairement définis, avec pour ambition d’obtenir des résultats nettement plus satisfaisants. « Nous devons atteindre 2000 hectares à produire cette année », a précisé Bernard ATCHOHOUNDO, en prenant l’exemple du maïs.

À Ségbana, l’accompagnement technique demeure la priorité.

Lire aussi : HORIZON 2060 : Le Bénin rêve d’un secteur agricole moderne et créateur de richesse

«Pour la nouvelle campagne, nous devons les accompagner à améliorer leur rendement. Et à augmenter leur production», a affirmé le superviseur de coach en technique agricole et développement d’affaires Sandres Sawade., avec pour ambition finale «d’améliorer leurs revenus».

Défis à relever

Les contraintes restent multiples et parfois difficiles à maîtriser. Les producteurs ainsi que les acteurs soulignent qu’il y a beaucoup de défis évoquant les aléas climatiques.« Le défi majeur, c’est souvent la rareté ou l’insuffisance de précipitation », a expliqué Bernard ATCHOHOUNDO.

À cela s’ajoutent les difficultés liées aux facteurs de production.«Parfois, il y a la rareté du matériel végétal. Je vais parler des semences », a-t-il souligné, précisant que « quand la semence est en retard, ça agite la production».

Le financement agricole constitue également un frein majeur. « Le financement agricole, jusqu’à présent, n’est pas encore celui que cela devrait être », a-t-il déploré. Du côté des producteurs accompagnés à Ségbana, la commercialisation reste une contrainte majeure.

À noter que les producteurs et acteurs appellent tous à un renforcement des mécanismes existants. Ils encouragent le gouvernement à continuer dans cette lancée. Ils insistent de même sur le recrutement d’agents complémentaires pour que l’encadrement soit beaucoup plus proche des acteurs.

Aboubakar FAÏSSAL

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