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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

Aviculture : les poulets Goliath ont le vent en poupe à Parakou

 Aviculture : les poulets Goliath ont le vent en poupe à Parakou

L’élevage des poulets « Goliath » est en plein essor à Parakou avec l’accroissement du marché.

Josita A. Yacoubou

L’aviculture contribue à la durabilité de la sécurité alimentaire dans les pays en voie de développement.

Au Bénin, elle repose sur la production et la commercialisation d’œufs, des cailles mais aussi des poulets « Goliath ». Les poulets « Goliath » sont issus de plusieurs croisements génétiques avec les locaux. Ils sont géants et ont une plus ou moins longue durée de vie. Ils donnent une viande tendre et très douce comme les poulets locaux. La demande de cette viande est très élevée sur le marché. Ce qui fait que l’élevage de ces poulets a le vent en poupe dans la cité des Kobourou.

Charles Tonoukouin est un jeune enseignant vivant à Parakou et il s’investit dans l’élevage des poulets « Goliath » comme activité secondaire. Il soutient que

l’avantage des « Goliath » par rapport aux autres est qu’ils grandissent plus vite et sont beaucoup plus productifs.

D’après son expérience, il confirme que seulement deux sujets (un mâle et une femelle) suffisent pour un débutant. Selon ces propos, dès l’éclosion, les poussins « Goliath » peuvent peser 45 à 50 g.  Lorsqu’ils sont mis dans de bonnes conditions d’élevage leur poids pourrait varier entre 2,5 et 5 kg en l’espace de 3 à 6 mois et peuvent déjà être commercialisés à cet âge. Les « Goliath » ont une alimentation peu stricte. Ils se nourrissent de tout. Mais pour une bonne rentabilité de l’activité, il conseille d’utiliser essentiellement les provendes.
L’élevage des « Goliath » est une activité rentable. Elle rencontre néanmoins certaines difficultés. Charles prévient que l’élevage de cette race n’est pas chose facile. L’aviculteur peut être confronté à plusieurs difficultés lors de l’élevage mais aussi lors de la commercialisation pour se faire de bénéfice. Le choix de cette race dépend des objectifs économiques définis par l’éleveur, des moyens financiers dont il dispose et de son marché. S’il n’a pas un capital important, il devra opter pour d’autres races locales améliorées. S’il dispose de capital suffisant et convoite une grande et rapide rentabilité, il choisira les « Goliath ».

Pour cela, il devra être prêt à supporter quelques contraintes  à savoir : le prix à l’achat des poussins et du mâle pour féconder les femelles, le taux de mortalité, la durée de ponte ainsi que la fragilité de l’œuf, le prix d’achat de provende qu’ils doivent consommer pour bien croître, etc. L’absence d’instinct de couvaison chez les femelles « Goliath » est fréquente.

Alors il faudra que l’éleveur fasse des couveuses artificielles qui permettront que les œufs soient gardés dans de bonnes conditions avant leur éclosion. Ce qui fait la particularité de cette race, c’est sa rusticité. A partir de 5 à 8 mois ils peuvent se vendre de 6.000 à 10.000 FCFA selon leur poids. Selon Charles, il faudra mener une bonne politique à propos de la vente pour une bonne rentabilité de l’activité.

Au vue de ces différentes caractéristiques la race « Goliath » est sans doute l’une des meilleures races actuelles et surtout la race la plus convoitée par les aviculteurs du septentrion. Tout comme Tonoukouin Charles, beaucoup d’autres jeunes éleveurs s’investissent dans cette activité rentable dans les milieux ruraux. Le secteur paraît très juteux. Avis donc aux agro-businessman.

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