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CCIC OUEME-PLATEAU: Une plateforme d’actions collectives qui travaille avec le programme ACMA 2

Réunies au sein du cadre de concertation intercommunal pour le commerce transfrontalier, les autorités communales de 12 communes des départements de l’Ouémé et du Plateau interagissent pour une économie locale plus durable. Dans la mise en œuvre de ses projets, le CCIC bénéficie de l’appui du programme ACMA 2 grâce auquel d’importants infrastructures et équipements marchands ont été réalisés. Toutes ces actions renforcent quotidiennement le partenariat public-privé pour le bonheur des acteurs agricoles. 

Cédric Joawo BAKPE

Ce creuset de prise de décision et d’action est né des difficultés liées à la mobilisation des ressources des communes, la commercialisation des produits agricoles, aux tracasseries routières etc. A cet effet, il a été décidé à travers ce cadre de concertation intercommunal (CCIC) d’organiser l’appui des communes à la création des conditions propices à l’exercice du commerce entre les communes qui adhèrent à la convention d’une part, et avec le Nigéria d’autre part. De ce fait, il est mis en place une structuration bien définie pour pouvoir répondre aux nombreuses préoccupations des communautés. 

Le modèle de structuration du CCIC 

Le Cadre de Concertation Intercommunal pour le Commerce Transfrontalier Ouémé-Plateau rassemble plusieurs acteurs à divers niveaux : les Maires des communes membres, les points focaux des mairies, les représentants des Pôles d’Entreprises Agricoles (PEA). Sa présidence est assurée par Germain Sourou WANVOEGBE, Maire de la commune d’Adjarra. Le CCIC dispose de trois commissions thématiques : la commission chargée du commerce intercommunal et transfrontalier, la commission d’appui à la régulation et au recouvrement de la Taxe de Développement Local (TDL) et la commission d’appui à la fonctionnalité des Infrastructures et Équipements Marchands (IEMs). Les activités du CCIC sont assurées par le secrétariat technique qui constitue son bras armé. « Dans le secrétariat technique du CCIC Ouémé-Plateau, il y a six (6) PEA qui sont membres », précise Ulrich KPONOU, Point Focal ACMA 2 de la commune d’Adjarra avant d’ajouter : « Tous les Maires de ces 12 communes sont impliqués véritablement. Ça permet que de grandes décisions soient prises et que le secrétariat technique puisse mettre en application ces grandes décisions ». Cette forme organisationnelle du CCIC promet de grandes réalisations. 

 Un important outil de développement local

« En début d’année, il y a l’élaboration du plan d’action qui prévoit tout ce que nous devons faire. Dans ce plan d’action cette année, le CCIC a voulu innover en se disant que le programme ACMA 2 est en fin de projet et il va falloir que nous même commune qu’on puisse se prendre en charge », affirme Ulrich KPONOU abordant ainsi, les grandes actions du CCIC.  « Nous avons prévu une cagnotte au niveau de notre budget pour faire en sorte que le CCIC puisse commencer par intervenir sur les infrastructures. Le CCIC a prévu dans son budget de procéder à l’entretien et à la réparation du matériel au niveau de ces infrastructures », précise-t-il. A en croire ses propos, une tournée de sensibilisation a été déjà effectuée pour la libération des cotisations au niveau de toutes les communes. Mieux, un travail a été fait pour harmoniser la TDL dans toutes les communes membres du CCIC.  Toutefois, le premier défi majeur du CCIC est d’aider les producteurs à trouver des emplacements pour faire écouler leur produit. Face à ce réel enjeu, des actions sont prévues pour être menées : « Dans notre plan d’action, nous avons prévu des rencontres avec des hommes d’affaires nigérians pour voir dans quelle mesure ces hommes d’affaires vont pouvoir venir sur notre territoire dès qu’il y a le warrantage ou le stockage de ces produits au niveau de nos magasins, pour venir les chercher à un très bon prix, ce qui va arranger les producteurs », fait savoir Ulrich KPONOU tout en ajoutant : « la dernière activité phare de notre plan d’action de cette année, c’est d’organiser une foire qui va regrouper toutes les 12 communes pour faire surtout la promotion des produits reconnus par ACMA 2 ».   Toutes ces prévisions viendront compléter les nombreuses réalisations du programme ACMA 2 dans les deux départements. 

Quelques infrastructures et équipements marchands construits par ACMA 2

Les fruits d’un partenariat entre le CCIC et le programme ACMA 2

Pour Ulrich KPONOU, Point Focal ACMA 2 de la commune d’Adjarra, le programme ACMA 2, c’est l’accompagnement matériel, financier et humain. « Je dirai que c’est le meilleur programme pour nous dans le département de l’Ouémé-Plateau », a-t-il avoué. 

En dehors des renforcements de capacités sur diverses thématiques, le programme Approche Communale pour le Marché Agricole (ACMA) qui au terme de sa deuxième phase a réalisé des infrastructures et équipements marchands dans certaines communes de l’Ouémé et du Plateau pour permettre aux producteurs et transformateurs de conserver leurs produits. À Ifangni et Kétou, c’est un magasin de stockage de maïs d’une capacité de 1000 tonnes qui a été construit, il est largement inférieur à celui de Pobè, qui a une capacité de stockage de 2000 tonnes, des hangars de vente et d’une aire de séchage.  Les acteurs agricoles de la commune d’Adja-Ouèrè ont quant à eux bénéficié d’un magasin de gari à Ikpinlè d’une capacité de 1000 tonnes. Puis à Sakété tout comme à Adjohoun, on peut remarquer une unité de collecte et de stockage d’huile rouge de 300 tonnes, tandis qu’à Avrankou, c’est un centre de stockage d’huile rouge de 150 tonnes et une unité de fumage de poissons qui est érigé. Les communes d’Adjarra et de Bonou ont bénéficié respectivement d’un centre de regroupement et de vente de poissons d’élevage et un magasin de stockage d’huile rouge de 500 tonnes. À Dangbo une infrastructure pour servir de marché à piment fait le bonheur des populations et aux Aguégué, un ensemble d’infrastructures (marché à poisson, des fumoirs, un magasin de stockage et 5 hangars) parle mieux du programme ACMA 2. Au de toutes ces réalisations, le Point Focal ACMA 2 de la commune d’Adjarra plaide pour une troisième phase de du Programme dans ces départements. « Ce n’est pas pour dire que nous ne pouvons compter que sur nos propres moyens. Mais avoir ACMA 3 serait bénéfique pour la communauté » dit-il.  

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