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COMMERCIALISATION DE LA TOMATE AU BÉNIN: Une période peu favorable pour les commerçants du marché de Dantokpa

Produite en toute saison culturale au Bénin (entre juin et octobre dans la région nord et d’avril à juillet dans le Sud du Bénin) elle est aussi produite entre septembre et novembre au Sud du Bénin. Indispensable dans les plats béninois, la tomate en cette période devient de plus en plus rare dans les grands marchés en l’occurrence à Dantokpa.

Ruth EDOH

Parmi les denrées alimentaires les plus consommées au Bénin, la tomate est le plus souvent remarquée dans les cuisines des ménages, les restaurants, dans tous les plats. En ce début de mois de septembre, elle devient très rare, et chère sur les marchés béninois en raison des crues précoces. Un phénomène naturel lié au changement climatique qui constitue un véritable sujet d’actualité pour les pays en développement. En effet, la commercialisation de la tomate est une chose naturellement aléatoire et dont la rentabilité évolue en dents de scie.

Une descente effectuée à sofra-doto, une zone reconnue pour la vente des produits maraîchers notamment la tomate au marché de Dantokpa à Cotonou,  montre que les paniers de tomates ont augmenté de prix. Pour cette vendeuse de tomate communément appelée maman Igor, en cette période où il pleut beaucoup, la tomate n’existe plus, tout est cher. “Le peut que nous trouvons actuellement viennent des champs de Allada” a-t-elle ajouté. À en entendre les collègues de maman Igor, l’avantage est maintenant du côté des producteurs car les paniers de tomates qui étaient vendus entre 3 500 et 4 500 F Cfa ont totalement doublé voir triplé de prix. Le prix varie en fonction de la grosseur du panier. “Pour l’utilisation de cette denrée alimentaire dans les ménages, il faut prévoir au minimum 1500 FCFA de tomates. Ce qui n’est d’ailleurs équivaut à rien”.  “D’ici 4 mois, la tomate pourrait revenir et le panier pourrait être vendu à 1500 FCFA. ” nous a confié l’une d’entre elles. En attendant cette baisse, la population fera désormais face à cette cherté de la tomate.

Avec une production de plus de 70 000 tonnes par an, il faut dire que beaucoup est en train d’être fait pour que les spéculations de la filière maraîchage au Bénin soit prioriser. En Côte d’Ivoire, la production de tomates fraîches en Côte d’Ivoire est passée de 34 734 tonnes en 2013 à 44 078 tonnes en 2018, soit une hausse d’environ 31 %. Sur la même période, les importations de concentré de tomates ont baissé de 30 %, passant de 21 033 tonnes en 2013 à 14 818 tonnes en 2017.  

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