Au Kenya, la répétition des épisodes de sécheresse met à rude épreuve le secteur de l’élevage

Un mécanisme national de réserves d’aliments pour protéger l’élevage face à la sécheresse

Au Kenya, la répétition des épisodes de sécheresse met à rude épreuve le secteur de l’élevage. En effet, l’intensification de ce phénomène climatique a déjà provoqué la disparition de plus de 2,5 millions de têtes de bétail, selon les statistiques officielles, entraînant d’importantes pertes économiques et une vulnérabilité accrue des éleveurs.

Au Kenya, la répétition des épisodes de sécheresse met à rude épreuve le secteur de l’élevage

Conscientes du caractère désormais cyclique des périodes de déficit pluviométrique, les autorités kényanes cherchent à adapter leur réponse face à ces chocs climatiques. Ainsi, l’objectif est de réduire l’impact des crises sur le cheptel national et d’éviter les interventions tardives souvent coûteuses et peu efficaces.

Présentant cette initiative lors d’une visite dans le comté d’Embu, le secrétaire d’État à l’Agriculture et à l’Élevage, Mutahi Kagwe, a souligné la nécessité d’intégrer la sécheresse dans la planification nationale, estimant qu’elle ne devait plus être considérée comme un phénomène exceptionnel.

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Le projet prévoit la constitution de stocks stratégiques composés notamment de foin, d’ensilage et de fourrages adaptés aux conditions arides. Ces aliments seront collectés durant les périodes d’abondance et mobilisés de manière précoce dès l’apparition des premiers signaux d’alerte.

La gestion et la distribution des réserves s’appuieront sur des systèmes d’alerte précoce, afin d’intervenir avant la dégradation de l’état du bétail. Un programme national sera déployé en collaboration avec les autorités des comtés et les coopératives agricoles, appelées à jouer un rôle central dans l’acheminement des aliments vers les éleveurs.

En assurant une distribution rapide et ciblée, ce mécanisme vise à prévenir les ventes forcées de bétail et à préserver les revenus des producteurs, tout en contribuant à la stabilité de la production animale et à la sécurité alimentaire du pays.

Vignon Justin ADANDE

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