FEU VERT A DE NOUVEAUX OGM

L’Union européenne a franchi un cap majeur le 4 décembre 2025 en trouvant un accord pour autoriser les plantes issues des Nouvelles Techniques Génomiques (NTG)

Un tournant qui pourrait remodeler les marchés agricoles mondiaux

L’Union européenne a franchi un cap majeur le 4 décembre 2025 en trouvant un accord pour autoriser les plantes issues des Nouvelles Techniques Génomiques (NTG). Une décision qui annonce un changement profond dans sa politique agricole et qui suscite de fortes attentes chez les industriels, mais aussi des inquiétudes dans plusieurs filières agricoles mondiales, déjà fragilisées par les fluctuations climatiques et la concurrence commerciale.

L’Union européenne a franchi un cap majeur le 4 décembre 2025 en trouvant un accord pour autoriser les plantes issues des Nouvelles Techniques Génomiques (NTG)

À en croire l’information rendue publique le jeudi 04 décembre 2025, cet accord permettra aux agriculteurs européens d’utiliser des plantes génétiquement modifiées par des techniques comme CRISPR, mais ne contenant pas forcément d’ADN étranger. Pour leurs défenseurs, ces variétés NTG sont plus rapides à développer, plus résistantes aux stress climatiques et pourraient réduire l’usage des pesticides. RFI rapporte que plusieurs ONG dénoncent un dispositif « qui manque de garanties sur la traçabilité et le contrôle des brevets ».

Pourtant, si le cadre juridique évolue, la réalité du terrain est beaucoup plus nuancée. D’après le New GMOs Market Report 2025, seules trois plantes issues des nouvelles techniques génomiques sont effectivement cultivées dans le monde, alors que 49 autres sont encore au stade de développement.

Plusieurs analyses signalent que deux des premières variétés commercialisées ont même été retirées du marché, faute d’adoption. Malgré un marché mondial des cultures génétiquement modifiées qui atteignait déjà 209,8 millions d’hectares en 2024 selon AgbioInvestor, cette adoption lente relativise l’ampleur de la révolution NTG.

Un impact attendu sur les marchés agricoles internationaux

L’autorisation européenne pourrait avoir des répercussions importantes sur les marchés. Si les NTG permettent effectivement des rendements plus élevés à moindre coût, l’Europe pourrait devenir plus compétitive à l’export; ce qui accentuerait la pression sur les filières agricoles des pays en développement.

Lire aussi : RÉCOLTE MÉCANISÉE DE COTON : La SoNaMA présente la nouvelle récolteuse aux producteurs

Les risques en matière de dépendance semencière sont aussi soulignés. La plupart des variétés NTG en développement sont brevetées, ce qui peut limiter l’autonomie des producteurs et renchérir les coûts de production. La question de la traçabilité reste également centrale. RFI rappelle que plusieurs États membres s’inquiètent d’une possible confusion pour les consommateurs entre les produits issus de NTG et ceux des filières traditionnelles ou biologiques.

Maëlle ANATO

Share the Post:

Articles Similaires

Dans une dynamique de continuité des actions en faveur du développement durable, le PROBEN, nouveau Programme de la Coopération suisse au Bénin  pour la période 2026-2029, a été officiellement lancé. Ce programme entend renforcer l’économie locale et les compétences à travers des interventions structurantes.

PROBEN 2026-2029

La Coopération suisse constate l’avancement des préparatifs du marché à bétail de Guinangourou Dans une dynamique de continuité des actions

Lire PLus