L’architecte de la renaissance agricole béninoise
En 2025, s’il fallait citer un nom incarnant la transformation silencieuse, mais spectaculaire de l’économie béninoise, celui de Gaston Cossi Dossouhoui s’imposerait sans débat. Au Bénin, depuis près de deux décennies, l’agriculture s’est progressivement hissée au rang de priorité stratégique nationale, devenant un véritable moteur de croissance, de création de richesse et de stabilité sociale.
Mais depuis 2016, cette dynamique a pris une autre ampleur, portée par des prouesses et des résultats désormais tangibles. Cette mue profonde du secteur agricole porte l’empreinte d’un homme de terrain, d’un technicien aguerri et d’un visionnaire formé à la rigueur scientifique : l’actuel Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche.
Parcours du Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche
Rien ne prédestinait Gaston Cossi Dossouhoui à une carrière politique classique. Agriculteur avéré, profondément enraciné dans les réalités rurales, il est avant tout ingénieur agronome, formé à l’Institut d’Agronomie Tropicale du Kouban à Krasnodar (ex-URSS), où il obtient son diplôme en février 1984. Cette formation rigoureuse, conjuguée à une longue immersion sur le terrain, forge chez lui une double compétence rare : la maîtrise des politiques agricoles sur le papier et leur traduction concrète dans les champs.
De 1984 à 2006, il gravit méthodiquement les échelons techniques en occupant des postes stratégiques : Directeur technique de l’Office National d’Appui à la Sécurité Alimentaire (ONASA), Directeur général du CeRPA Zou-Collines, puis Directeur de Cabinet du Ministre de l’Agriculture. Autant de responsabilités qui lui permettent d’observer, d’analyser et de comprendre en profondeur les failles structurelles du secteur agricole béninois.
Sa première nomination comme Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche en 2006 marque un tournant. Mais c’est surtout à partir de 2016, avec l’avènement du Président Patrice Talon, que la dynamique agricole change véritablement d’échelle.
Des actions à fort impact
Consultant indépendant, puis Secrétaire permanent du Bureau d’Études et d’Appui au Secteur Agricole (B2A) de la Présidence de la République, Gaston Cossi Dossouhoui joue un rôle central dans la conception des réformes structurantes et des projets phares du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG), volet agriculture. Il coordonne les négociations, aligne les politiques sectorielles sur la vision présidentielle, mobilise les partenaires techniques et financiers, tout en maintenant un lien constant avec les producteurs.
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Cette période charnière prépare sa deuxième nomination comme Ministre, en octobre 2017, où il s’impose comme l’un des piliers de la gouvernance économique du pays. Sous son leadership, et dans la droite ligne de la vision stratégique du Président Patrice Talon, l’agriculture béninoise change de dimension. Le suivi rigoureux des campagnes agricoles, les subventions ciblées, la mécanisation, la structuration des chaînes de valeur et la promotion de la transformation locale redessinent durablement le paysage rural.
Le positionnement du Bénin sur le plan agricole
Le Bénin s’impose désormais comme premier producteur africain de coton, avec 638 000 tonnes en 2024, soit une production multipliée par 2,4 en moins de dix ans. Selon la Banque africaine de développement, la croissance du secteur agricole atteint 5,9 % en 2024, contre 5,1 % en 2023. Le PIB agricole frôle les 2 935 milliards FCFA, contribuant fortement à une croissance nationale de 7,5 %. Le Bénin s’exige dorénavant comme premier producteur africain de coton, avec 638 000 tonnes en 2024, soit une production multipliée par 2,4 en moins de dix ans. Les filières vivrières et de rente suivent la même trajectoire.
Le maïs atteint 2 millions de tonnes, le riz dépasse 700 000 tonnes, l’anacarde franchit la barre des 225 000 tonnes avec un taux de transformation locale supérieur à 40 %. L’ananas enregistre une hausse record de 98 %, le soja est multiplié par plus de quatre depuis 2015. Les productions animales ne sont pas en reste : +75 % pour le poisson, +99 % pour la viande.
Ces performances propulsent le Bénin au sommet de la CEDEAO et au 5ᵉ rang des nations agricoles africaines, selon la Revue biennale du CAADP/Malabo, avec un score remarquable de 7,15/10 sur la période 2015-2024. Une reconnaissance continentale qui consacre le pays comme un modèle émergent de transformation agricole en Afrique de l’Ouest.
Un homme influant et un bon gestionnaire
En 2025, l’influence de Gaston Cossi Dossouhoui atteint un nouveau palier. Devant l’Assemblée nationale, il présente un budget 2026 du MAEP de 147,45 milliards FCFA, quasiment stable par rapport à 2025, traduisant une gestion maîtrisée et une phase de consolidation plutôt que d’expérimentation.
Mieux encore, les prévisions de la campagne cotonnière 2025-2026 annoncent un repositionnement du Bénin à la première place continentale.
Distingué Chevalier de l’Ordre du Mérite du Bénin, puis Commandeur de l’Ordre National, récipiendaire de nombreuses lettres de félicitations, il demeure fidèle à son image : celle d’un homme humble, rigoureux et profondément attaché à la terre.
En 2025, Gaston Cossi Dossouhoui, l’homme derrière la performance agricole, n’est plus seulement un ministre. Il est devenu une référence, un repère pour les agriculteurs, les partenaires techniques et les décideurs publics. Son influence dépasse les chiffres.
À bien des égards, 2025 restera l’année de la consécration d’un homme qui a fait de l’agriculture béninoise une puissance en devenir.
Vignon Justin ADANDE


