CAMPAGNE DE COMMERCIALISATION DES NOIX DE CAJOU 2025-2026

La campagne de commercialisation des noix de cajou 2025-2026 s’inscrit dans un nouveau contexte économique marqué par la fin progressive du mécanisme du prix plancher. Avec cette évolution, les industriels s’approvisionnent désormais directement auprès des producteurs, reléguant les commerçants intermédiaires hors du circuit traditionnel de commercialisation. Cette transformation redéfinit les règles du marché et place la fixation des prix sous l’influence directe de l’offre et de la demande.

Les premières indications sur les prix à Parakou

(La situation n’arrange pas les industriels locaux)

La campagne de commercialisation des noix de cajou 2025-2026 s’inscrit dans un nouveau contexte économique marqué par la fin progressive du mécanisme du prix plancher. Avec cette évolution, les industriels s’approvisionnent désormais directement auprès des producteurs, reléguant les commerçants intermédiaires hors du circuit traditionnel de commercialisation. Cette transformation redéfinit les règles du marché et place la fixation des prix sous l’influence directe de l’offre et de la demande.

La campagne de commercialisation des noix de cajou 2025-2026 s’inscrit dans un nouveau contexte économique marqué par la fin progressive du mécanisme du prix plancher. Avec cette évolution, les industriels s’approvisionnent désormais directement auprès des producteurs, reléguant les commerçants intermédiaires hors du circuit traditionnel de commercialisation. Cette transformation redéfinit les règles du marché et place la fixation des prix sous l’influence directe de l’offre et de la demande.

Depuis le 06 février 2026, la campagne de commercialisation des noix de cajou est officiellement lancée. Très rapidement, les dynamiques observées sur le terrain traduisent les effets de cette nouvelle organisation. Dans les premiers jours, les niveaux de prix apparaissent déjà supérieurs à ceux observés à la même période lors des campagnes précédentes. À Parakou, les prix varient selon les zones de transaction et les circuits d’écoulement. Ils oscillent actuellement entre 500 FCFA et 600 FCFA le kilogramme.

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Selon Abdoul-Aziz Adama, acheteur actif sur la place de marché, « le prix à Parakou est déjà à 600 FCFA le kilo. Le Nigeria est sur le terrain et les prix qu’il fixe, je ne vois pas l’usine qui pourra le payer ». Pour lui, près d’un mois après le lancement de la campagne de commercialisation, les industriels locaux peinent à suivre cette tendance haussière. « Pour le moment, nous sommes là, sereins, mais nous n’arrivons pas à acheter », confie-t-il.

Une concurrence accrue entre acheteurs locaux et acteurs venus des pays voisins

Cette situation témoigne d’une concurrence accrue entre acheteurs locaux et acteurs venus des pays voisins, notamment nigérians, disposant d’un pouvoir d’achat plus élevé pour sécuriser leurs approvisionnements. Si cette hausse renforce la capacité de négociation des producteurs, elle exerce en revanche une pression importante sur les industriels, confrontés à une augmentation significative de leurs coûts de production.

Face à cette réalité, certains acteurs du marché pointent l’impact des acheteurs étrangers, accusés de dynamiser la flambée des prix en proposant des offres plus compétitives.

Depuis 2023, plusieurs opérations de contrôle et des arrestations ont été enregistrées contre des acteurs impliqués dans des pratiques jugées frauduleuses lors des campagnes de commercialisation. « Lors des deux dernières campagnes, il y a eu des arrestations pour ceux qui fraudent. Ce sont les sanctions qui contribuent à réguler les prix », affirme Abdoul-Aziz Adama. Selon lui, ces mesures ont permis de renforcer la discipline dans le secteur. Et malgré les tensions actuelles, certains acteurs disent garder confiance en l’action des autorités. « J’ai confiance en notre gouvernement », martèle-t-il.

Il convient de rappeler que la campagne ne fait que commencer et s’achèvera le 30 septembre prochain. Si les prix affichent déjà une tendance haussière en ce début de campagne, quelle sera l’évolution du marché dans les prochains mois ?

Vignon Justin ADANDE

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