Abomey-Calavi
Editorial

Période de fête, la liquidation des déchets alimentaire !!!

Le monde entier fait face à un phénomène qui parfois est peu médiatisé, la malbouffe. Avec des statistiques qui donnent des frissons, ce phénomène est révélateur de la fragilité de la société que nous nous efforçons de construire. Une société centrée sur la destruction de tout ce que nous avons de naturel au profit de l’artificiel.

Par le passé, rare sont nos aïeux qui mourraient trentenaire mais de nos jours franchir la barre de la quarantaine est une grâce. Et pour cause, nos assiettes sont remplies de produits chimiques et nos intestins baignent dans un mélange de toxines. La course à la quantité nous a poussés à nous détourner de la qualité dans nos plats. C’est donc devenu une mode au point où manger sans exhausteur artificiel de goût semble être synonyme de mauvaise cuisine. Nos écrans sont inondés des publicités qui nous poussent à nous bourrer de ses aliments artificiels et hautement chimiques ceci sans que personne ne crie aux égards.

Sur nos étagères trouver de la tomate, du piment, des légumes, etc, sans engrais est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Dans nos poissonneries, j’allais dire ces dépotoirs sans règles d’hygiènes, on nous sert des poissons dont la qualité laisse à désirer. Pire à l’approche des fêtes, vous croiserez à tous les coins de rues et grands carrefour des stands particuliers de vente de volaille en fin de cycle. Une pratique qui commence à entrer dans nos habitudes de consommateurs passifs et ignorants des dégâts que cause ce choix pour notre santé.

Loin d’être un protectionniste, je nous invite à être des Consomm’Acteurs car ton choix alimentaire détermine ta qualité de vie. Au lieu de les instrumentaliser, encourager les jeunes à s’investir dans l’entrepreneuriat en assouplissant les conditions d’accès aux facteurs de production : la terre et le crédit agricole adapté. Notre pays est un pays dont la base de développement est l’agriculture pourtant depuis les indépendances à ce jour, il n’existe aucune banque agricole, aucune structure publique ou privée d’assurance agricole, très peu d’industrie agroalimentaire, etc. Il est temps que nous retrouvions le chemin de nos valeurs culinaires et cessons de copier le modèle extérieur. Vivement les fêtes sans produits artificiels!

Par Djibril AZONSI

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