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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

PROMOTION DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE AU BÉNIN (PROFOP/GIZ)

 PROMOTION DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE AU BÉNIN (PROFOP/GIZ)

« Que vous soyez handicapé ou personne vulnérable, nos formations sont accessibles à tous les jeunes », Sègla GBOYOU

La promotion de la formation professionnelle est aujourd’hui en vogue au Bénin. A travers le projet ProFoP, la GIZ joue un rôle important dans ce spectre. Avec Sègla GBOYOU, Conseiller technique sur le projet, découvrons les métiers verts promus par ce dernier.

Sègla GBOYOU, conseiller technique PROFOP/GIZ

 

  • À votre connaissance, quels sont les secteurs promus par la GIZ?

Au niveau de la GIZ, il y a beaucoup de secteurs qui sont promus. Sur le projet PROFOP précisément, nous nous concentrons sur le secteur des énergies renouvelables et sur  le secteur agricole. Nous sommes en train d’aller également vers le secteur du numérique qui est beaucoup plus transversal dans nos interventions.

  • Parlez-nous des formations qui existent dans le projet PROFOP .

Concernant nos offres de formation, quand vous prenez les deux secteurs que j’ai cités plus haut, nous sommes en train de faire la promotion par exemple, du métier d’installateur de maintenance et des systèmes photovoltaïques, qui prend en compte tout ce qui est panneau solaire et produits de l’énergie solaire. Il y a aussi le métier technico-commercial des équipements en énergie renouvelable. C’est un métier qui favorise la promotion des équipements en énergie renouvelable, c’est-à-dire tout ce qui concerne la vente de ces produits.

De même, il y a le métier d’apiculteur. En effet, tout comme vous parlez aussi de l’agro-écologie, du métier vert, il y a le métier d’apiculteur qui est promu au niveau du projet PROFOP.

L’autre métier, c’est celui de producteur de plants fruitiers. Il contribue surtout à mettre en place des pépinières pour la mise en place des vergers et autres, et les projets de reboisement. En dehors de cela, nous avons aussi des métiers transformateurs des fruits et légumes qui servent à la conservation de nos produits agricoles. En plus, il y a le métier des systèmes de séchage et d’incubation solaire et bien d’autres métiers.

  • Pouvez-vous nous donnez quelques exemples de modèles de jeunes qui ont réussi ?

Il est vrai que le projet PROFOP est un projet nouveau. Nos apprenants sont toujours en formation. Bien avant le PROFOP, la GIZ a travaillé avec des jeunes qui sont aujourd’hui des modèles. Il y a l’exemple d’un jeune de Natitingou qui est au niveau du métier de producteur de plants fruitiers et qui représente désormais un modèle pour les jeunes de sa ville. Donc, il y a quand même pas mal d’exemples. Mais pour le compte du PROFOP, comme je l’ai dit, nos apprenants sont actuellement en situation de formation et seront libérés très bientôt. Et je crois que les mois à venir, ils seront des exemples pour d’autres jeunes.

  • Selon vous, quels sont les obstacles que vous percevez quand il s’agit de l’accès aux métiers verts ?

En terme d’obstacles, je parlerai du manque d’information. Pendant ma communication sur le forum Agri-Talk, j’ai remarqué que beaucoup de jeunes ont dit qu’ils ne connaissent pas le PROFOP. J’en étais surpris, parce que nous avons non seulement eu l’appui de notre ministère de tutelle, mais nous avons utilisé plusieurs canaux de communication pour toucher la cible, pourtant le manque d’information se révèle un obstacle.

  • Face à ces quelques obstacles, qu’espérez-vous du gouvernement ou de la gestion éducative ?

Déjà par rapport à l’accès à nos formations, il s’agira de vraiment renforcer nos actions de sensibilisation et de communication. Et nous invitons le gouvernement à nous accompagner et à utiliser tous les canaux de communication pour que les jeunes soient informés, qu’ils soient au parfum de nos offres de formation.

  • Que pouvez-vous nous dire par rapport à la qualité de vos formations ?

Concernant la qualité de la formation, nous l’améliorerons à l’endroit de ces jeunes, puisqu’au cœur de notre projet, l’approche de formation est celle par alternance. Donc, le fait que nous ayons adopté cette approche qui d’ailleurs a été rendue obligatoire à travers le vote de la loi cadre sur le EFTP, où les députés ont rendu obligatoire la formation par alternance au niveau de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, nous donne la conviction que la qualité de la formation sera améliorée. Parce que quand je parle de formation par alternance, c’est que désormais, nos apprenants dans ce système seront formés à l’école, mais beaucoup plus en entreprise. Ils passent la majeure partie de leur temps en entreprise. Ça c’est déjà le premier élément pour améliorer la qualité de la formation. Le deuxième élément, c’est de renforcer les capacités des formateurs et des tuteurs d’entreprise, ceux qui les accompagnent dans la formation. Le troisième élément consiste à améliorer le plateau technique. Quand je parle de plateau technique, il s’agit du matériel requis pour former efficacement á l’école et en entreprise. Au cas où l’entreprise n’a pas tous les équipements nécessaires, il faudra essayer d’améliorer son plateau technique. À l’école, il y a également des centres qui ont des sites de démonstration. Et pendant qu’on anime des cours théoriques, il y a aussi d’autres outils du numérique qui peuvent être mis en place.

  • Avez-vous un mots d’encouragement à l’endroit des jeunes ?

Oui. Je voudrais les encourager parce qu’ils doivent être rassurés que les métiers que nous offrons actuellement, ce sont des métiers qui ont été identifiés sur le marché. En fait, nous sommes dans une approche à la demande. Donc, on est allé questionner le marché, voir quels sont les besoins en compétences. Et c’est en fonction de cela que nous avons identifié ces métiers. Nous voulons aussi rassurer les jeunes et les inviter à s’inscrire dans nos formations, et à s’y installer facilement.

  • Parlant de l’inscription, quels sont les critères d’adhésion à vos formations ?

D’abord sur ce point,  il faut être jeune. Quand je dis jeune, vous pouvez être jeune garçon ou jeune fille, mais âgé de 14 à 35 ans maximum. Maintenant, le niveau d’entrée dépend du métier que le jeune aurait choisi, puisque sur les 11 métiers que j’ai cités, il y a ceux qui nécessitent juste le niveau CM; d’autres peuvent être la 5e ou 4e, en fonction de la complexité du métier. Ces deux critères suffisent largement, parce que ce sont des formations inclusives. Donc, que vous soyez handicapé ou personne vulnérable, nos formations sont accessibles à tous les jeunes. Ensuite, pour vous inscrire, il suffit juste de vous rapprocher de la direction départementale en charge des enseignements secondaires techniques de la formation professionnelle. En dehors de cela, il y a aussi quelques centres de formation et lycées qui ont été déjà identifiés au cas où vous habitez loin de la direction départementale.

En ce qui concerne la durée des formations, pour éviter les longues études, nous proposons des formations de 12 mois à 18 mois en fonction du métier.

  • Un mot pour finir?

Les jeunes hésitent souvent quand on parle de formation,  donc je voudrais vraiment les rassurer et les inviter à s’inscrire massivement pour nos formations, parce qu’elles garantissent vraiment l’emploi.

 

Propos recueillis par Madeleine ATODJINOU

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