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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

REFORESTATION MONOCULTURE : Une solution rapide avec effets négatifs

 REFORESTATION MONOCULTURE : Une solution rapide avec effets négatifs

La reforestation est une opération consistant à créer des forêts ou des zones boisées qui ont été détruites par la surexploitation, une coupe rase ou un  feu de forêt. Bien qu’elle soit une action clé pour la restauration des écosystèmes et la lutte contre le changement climatique, la monoculture est une forme peu recommandable.

 

Maëlle ANATO (Stag)

 

Les gouvernements et les entreprises font souvent la promotion de la foresterie, du boisement et du reboisement comme moyen d’atténuer le changement climatique et la diminution de l’empreinte carbone. Sous nos cieux, on observe la plantation d’une seule espèce d’arbre comme le teck, le cacaoyer, l’eucalyptus, l’hévéa et autres sur une vaste superficie, créant ainsi une monoculture. Alors que la reforestation monoculture consiste juste à planter une seule espèce d’arbre sur de vastes étendues de terrain.

L’un des premiers problèmes associés à cette forme de reforestation est la perte de biodiversité. Les forêts naturelles forment des écosystèmes complexes abritant diverses espèces végétales et animales. L’unicité des espèces mises en terre réduit la variété des habitats disponibles pour la faune et pourrait entraîner la disparition de nombreuses espèces qui dépendent de la diversité des plantes pour leur nourriture et leur abri. Par ailleurs, la reforestation monoculture contribue à l’appauvrissement des sols en certains éléments essentiels, les rendant infertiles à long terme. Certaines plantes étant particulièrement vulnérables génétiquement aux maladies et aux ravageurs,  une maladie ou un agent pathogène ravageur pourrait rapidement se propager et dévaster l’ensemble de la plantation. « Les monocultures épuisent les nutriments du sol et favorisent la propagation des maladies et des parasites en raison du manque de diversité », a soutenu Okri Koudouhô, agronome et consultante en agriculture écologique. Ce manque de diversité génétique empêche également les arbres de développer des résistances naturelles, ce qui pourrait aggraver les pertes économiques.

Enfin, la reforestation monoculture peut perturber le cycle de l’eau. La plantation en masse réduit la disponibilité de l’eau pour d’autres espèces végétales, animales et même pour l’espèce humaine. Pour donc préserver la biodiversité et l’équilibre des écosystèmes, il faut au préalable « une étude sur l’espace à occuper afin de connaître les essences indigènes qu’on avait, diversifier les essences pour ne pas faire de monoculture », a conseillé la consultante en agriculture écologique.

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