Abomey-Calavi
Santé et Nutrition

SANTE & NUTRITION DES VOLAILLES: La LIFA renforce les capacités des acteurs avicoles

« Actualisation des connaissances sur la santé et la nutrition des volailles », c’est le thème général de la formation internationale organisée par la Livestock Industry Foundation for Africa (LIFA) du Nigéria en collaboration avec zoetis foundation. L’objectif est de mettre à jour les connaissances des différents acteurs de la filière avicole en leur offrant une formation professionnelle face à face, pour une vie entrepreneuriale avicole réussie. Démarré dans la matinée de ce mardi 13 septembre 2022, à l’Espace Sitou de l’Université d’Abomey-Calavi, cet évènement de taille a pris fin le jeudi 15 septembre 2022 à l’hôtel Célébrité à Ouidah.

Vue générale des participants

Yélian Martine AWELE

Le premier sous-thème développé, lors de ce séminaire de formation, par Dr. Stephen ADEJORO, président de la LIFA et initiateur du projet, est intitulé : « Gestion de l’échec de vaccination dans l’élevage des volailles en climat tropical humide : cas du Nigéria ».  Selon ses explications, le changement climatique a eu des effets néfastes sur l’aviculture. « A cause des changements climatiques, il y a eu la prolifération de ce qu’on appelle la mycotoxine ; le problème majeur auquel les acteurs avicoles sont confrontés aujourd’hui », précise-t-il. Dr Patrice Sagbo, ingénieur en santé et production animale propose qu’« il faut suivre strictement les règles ou l’itinéraire technique de la vaccination des volailles, en l’occurrence les poussins, avec surtout, un vaccin qui conserve son froid, sa qualité ».  Il ajoute qu’« au moment de faire la vaccination, il  faut s’assurer que le sujet pour lequel on veut faire la vaccination soit en bonne forme. Et si on parvient à réussir la vaccination, il faut que le poulailler soit bien construit, propre, bien aéré et respecte les mesures de biosécurité ». Les mycotoxines étant des champignons microscopiques qui présentent une action toxique sur les animaux, il faut s’attarder à les prévenir ou les éviter », renchérit Dr Patrice Sagbo, ingénieur en santé et production animale. Ainsi dit, cette formation vient à point normé solutionner les effets du changement climatique sur l’aviculture, mettre à jour et vulgariser les connaissances des aviculteurs sur les bonnes pratiques en matière d’élevage des volailles, gage de la sécurité alimentaire en Afrique », fait savoir Péniel Dagba, représentant de l’ONG LIFA au Bénin. Ayant présidé le second sous-thème intitulé : « Approche nutritionnelle de la gestion de la santé intestinale des volailles », Dr Patrice Sagbo estime que ce rôle revient aux nutritionnistes. Mais lorsqu’on fait l’état des lieux dit-il, « on constate que la plupart de ceux qui élèvent les volailles ne sont pas du domaine et ils disent souvent : ‘‘fabrique-moi des provendes’’ sans tenir compte de la qualité de farines de poissons, de maïs ou de soja utilisées ». Il poursuit en ces termes : « On n’élève pas comme ça. Tous ceux qui procèdent ainsi perdent de l’argent, de l’énergie etc. », explique l’homme pétri d’expériences avicoles. Donc, il faut vraiment que les aviculteurs veillent vraiment à la qualité de l’alimentation notamment la qualité des produits qui entrent dans la fabrication de la nourriture ».      À en croire ses propos, les volailles locales sont beaucoup plus bénéfiques que les poussins importés. « Lorsqu’on parle d’aviculture, il ne s’agit pas seulement des poussins d’un jour qui viennent d’ailleurs. Chez nous au Bénin, nous avons les canards, les dindons, les pintades, les poulets locaux, les pigeons, qui sont des espèces dans lesquelles on peut investir et beaucoup gagner, parce qu’elles mangent seules dans la ferme, se développent et en dehors de ça, l’aviculteur est libre de vaquer à d’autres occupations contraire aux poussins importés », fustige le spécialiste.

Vue des officiels

Pour les participants, cette formation a apporté une plus-value à leurs acquis antérieurs en matière d’aviculture. « J’ai retenu de façon concrète que les mycotoxines sont des champignons qui nuisent véritablement à la croissance de nos volailles et donc, nous devons plus nous cultiver et appliquer les conseils donnés par les experts, c’est-à-dire prendre soin de leur alimentation, penser à l’humidité, et à l’hygiène » ; « Il faut aussi penser à l’élevage local puis partager les informations reçues avec nos confrères » ; témoignent respectivement dame Rolande épouse Ayizanon, responsable de la ferme avicole Eliom Shalom et Rodrigue Kpondéhou.

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