Abomey-Calavi
Entretien

UNIFICATION DE L’ABS ET L’UNPS:«Il faut que les membres du bureau se déploient sur le terrain afin d’expliquer … les nouvelles formes de structuration de la filière soja. », dixit Abdel Rachid NOUHOUN

C’est en 2020 que les deux associations représentant la filière soja au Bénin : l’Association Bénin Soja (ABS) et l’Union Nationale des Producteurs de Soja (UNPS) se sont mises ensemble pour relever les défis auxquels font face les parties prenantes de la filière. Un long processus entre autorités administratives et acteurs, qui a conduit à l’élection de la nouvelle et unique faîtière des producteurs de soja du Benin au cours d’une Assemblée Générale Constitutive  tenue les 28 et 29 octobre derniers. Dans cet entretien, Abdel Rachid NOUHOUN, directeur de la Législation Rurale de l’Appui aux Organisations Professionnelles et à l’Entrepreneuriat Agricole (DLRAOPEA), revient sur les étapes de ce long processus.

Abdel Rachid NOUHOUN,  DLRAOPEA

Un bureau a été mis sur pied lors l’Assemblée Générale Constitutive des producteurs de soja pour conduire à bon port la filière soja du Bénin. En tant que directeur de la Législation Rurale de l’Appui aux Organisations Professionnelles et à l’Entrepreneuriat Agricole (DLRAOPEA), Abdel Rachid NOUHOUN, rappelez-nous  le contexte dans lequel cette initiative a pu voir le jour.

L’UNCPS entendez l’Union Nationale des Coopératives de Producteurs de Soja est une initiative qui a démarré il y a un certain nombre d’années. Vous convenez avec moi que le soja fait partie des cultures annoncées comme une culture émergente dans le Plan Stratégique de Développement du Secteur Agricole (PSDSA). Cette culture a reçu l’adhésion des producteurs qui en ont fait leur culture principale. La filière a connu une évolution rapide grâce à la naissance de deux grandes organisations. L’Association Bénin Soja (ABS) et l’Union Nationale des Producteurs de Soja (UNPS). La vision du plan stratégique de développement du secteur agricole  est d’amener donc les filières  vers les interprofessions. Très tôt, l’Agence Territoriale de Développement Agricole (ATDA) du pôle 4 qui a le lead de cette culture au niveau national a senti la nécessité, le besoin de faire en sorte que les producteurs parlent une même voix. Ce qui passe forcément par un dialogue constructif entre l’ABS et l’UNPS. Ces producteurs dans leur différentes organisations avaient, de leur côté, nourri cette ambition d’unicité. A ce moment, ils se sont rapprochés de l’ATDA du pôle 4 pour présenter cette doléances de se mettre ensemble. Dès lors, un processus a été enclenché notamment la mise en place d’un comité par l’ATDA du pôle 4 qui réunit non seulement les acteurs directs (producteurs) mais également les partenaires techniques et financiers et les administrations comme la DLREOPA. 

Ce comité a  analysé avec ces producteurs de soja les modalités par lesquels ils vont arriver à asseoir leur organisation. A cet effet, plusieurs séances ont été organisées et à l’issue de ces séances il a été établi un modèle de structuration de la filière. Il faut notifier que ce modèle a commencé depuis les communes par la mise en place des Coopératives communales. Voilà un peu le processus et cela est couronné de succès parce que les résultats ont été obtenus de façon consensuelle.

Quelles sont à présent les défis qui attendent cette faîtière baptisée UNCPS qui vient de naitre ?

Cette nouvelle faîtière a un grand chemin à parcourir. Le premier pas après l’installation  du conseil d’administration est de se doter d’une feuille de route, d’un plan de travail annuel. De façon pratique, il faut que les membres du bureau se déploient sur le terrain afin d’expliquer, à ceux qui les ont mandatés, les nouvelles formes de structuration que la filière entreprend aussi travailler à consolider la production du soja. Aujourd’hui, un grand marché s’ouvre à ce produit et  ils doivent travailler pour maintenir le Cap. Nous voulons entrer dans la dimension de transformation ce qui interpelle les producteurs à se préparer pour faire face à ce défi. 

Le maillons transformation est une phase capitale avec l’existence aujourd’hui de la zone industrielle de Glo-DJigbè, nous n’avons pas le choix que de travailler et d’ici les jours à venir, on pourrait avoir aussi une faîtière bien structurée pour les transformateurs.

Votre mot de fin à l’endroit des producteurs de soja du Bénin !

J’invite les acteurs producteurs, transformateurs et commerçants à travailler pour qu’ensemble nous puissions créer non seulement la devise au plan national mais également de l’emploi. Il ne s’agit pas de faire d’une filière contre une autre  mais plutôt de s’inscrire dans une diversification des filières agricoles. 

Propos recueillis et transcrits par Ruth EDOH

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