AGRICULTURE DURABLE

Face aux effets néfastes des pesticides chimiques sur la santé humaine, la biodiversité et la fertilité des sols, la recherche scientifique explore des solutions plus respectueuses de l’environnement. C’est dans ce contexte que les biopesticides, issus d’organismes naturels ou de substances biologiques, se sont imposés progressivement comme des alternatives crédibles et innovantes dans les stratégies agricoles modernes.

Les biopesticides pour produire mieux et sain

Face aux effets néfastes des pesticides chimiques sur la santé humaine, la biodiversité et la fertilité des sols, la recherche scientifique explore des solutions plus respectueuses de l’environnement. C’est dans ce contexte que les biopesticides, issus d’organismes naturels ou de substances biologiques, se sont imposés progressivement comme des alternatives crédibles et innovantes dans les stratégies agricoles modernes. Dans les laboratoires comme dans les champs, une véritable révolution silencieuse est en marche. Il s’agit des biopesticides.

Face aux effets néfastes des pesticides chimiques sur la santé humaine, la biodiversité et la fertilité des sols, la recherche scientifique explore des solutions plus respectueuses de l’environnement. C’est dans ce contexte que les biopesticides, issus d’organismes naturels ou de substances biologiques, se sont imposés progressivement comme des alternatives crédibles et innovantes dans les stratégies agricoles modernes.

Issus de sources naturelles, les biopesticides constituent de nos jours une solution prometteuse pour protéger les cultures de manière efficace et respectueuse de l’environnement. Ces produits, qui incluent des agents biologiques tels que des bactéries, des champignons, des virus et des extraits de plantes, offrent une gamme d’avantages non seulement pour les cultures, mais aussi pour l’environnement et la santé des consommateurs.

Les trois grandes catégories des biopesticides

Ils se regroupent généralement dans trois grandes catégories. Il s’agit des produits microbiens qui contiennent des micro-organismes vivants tels que des bactéries, des champignons ou des virus capables de cibler des ravageurs spécifiques, largement utilisé contre certaines chenilles nuisibles aux cultures. Les sémiochimiques sont des substances naturelles qui influencent le comportement des insectes, notamment les phéromones utilisées pour attirer, piéger ou perturber la reproduction des ravageurs.

Enfin, les produits non conventionnels sont souvent accessibles, peu coûteux et déjà employés dans la vie courante ; ils regroupent des ingrédients alimentaires ou agents de conservation tels que l’ail en poudre, le sel de table, le neem, l’acide acétique contenu dans le vinaigre, des extraits de plantes et certains engrais ou sels minéraux favorisant la croissance des plantes.

Dans la pratique, le vinaigre est utilisé pour éliminer certaines mauvaises herbes grâce à son acidité, tandis que l’huile minérale et le sucre en poudre servent à lutter contre les acariens.

Une solution pour une agriculture plus durable

Pour Marius Amos Akpanoudo, technicien spécialisé en production végétale, ces solutions offrent une alternative naturelle et efficace. « Ces solutions simples s’inscrivent dans une démarche d’agriculture plus durable et contribuent à réduire la dépendance aux pesticides chimiques, tout en étant le fruit de recherches visant à valoriser les ressources locales et naturelles. », a souligné Marius Amos Akpanoudo, technicien spécialisé en production végétale.

Il a souligné que l’utilisation des produits non conventionnels, facilement accessibles et peu coûteux, permet aux producteurs de limiter les pesticides chimiques, de réduire l’impact sur l’environnement, de renforcer la sécurité sanitaire, d’assurer une gestion durable des ravageurs et d’augmenter la rentabilité de leurs exploitations.

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Selon lui, certains biopesticides utilisent même des organismes vivants, comme les nématodes entomopathogènes qui parasitent les insectes nuisibles dans le sol. Cette diversité démontre l’ingéniosité des innovations scientifiques pour offrir des solutions efficaces et respectueuses de l’environnement.

La réalité au Bénin

Au Bénin, ces solutions apparaissent particulièrement adaptées aux réalités locales. Les producteurs utilisent déjà des extraits de neem, des préparations à base de piment ou d’ail, ainsi que des champignons entomopathogènes pour lutter contre certains ravageurs. Ces biopesticides, souvent accessibles et moins coûteux que les produits chimiques, favorisent une agriculture plus écologique et plus autonome.

« Pour moi, fabriquer mes biopesticides n’est pas compliqué : j’utilise simplement des graines de neem et un peu de savon », confie Mafati Léa Hema, technicienne en agriculture. « Mais le vrai défi reste de standardiser ces préparations et de les conserver correctement, pour qu’elles donnent toujours le même résultat sur le terrain », ajoute-t-elle.

Toutefois, leur adoption à grande échelle nécessite un accompagnement technique des producteurs et un cadre réglementaire adapté. « La formation et la sensibilisation aux bonnes pratiques sont essentielles pour optimiser l’utilisation de ces solutions », a affirmé Marius Amos Akpanoudo, technicien spécialisé en production végétale. Il a rajouté que l’intégration des biopesticides dans des stratégies de lutte intégrée contre les ravageurs renforce également leur efficacité et leur durabilité.

Vignon Justin ADANDE

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