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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

APPORT EXCESSIF DES NUTRIMENTS DANS LES EAUX : Une menace pour la suivie de la population aquatique et l’être humain

 APPORT EXCESSIF DES NUTRIMENTS DANS LES EAUX : Une menace pour la suivie de la population aquatique et l’être humain

L’accumulation des nutriments est un phénomène de plus en plus constaté dans les milieux aquatiques. Pourtant, cette situation reste préjudiciable pour l’environnement de la biodiversité. Quelles solutions pour réduire cet apport pour la sauvegarde de la faune aquatique ?

                                                                                                  Les algues

Stag Watson Sama

L’homme demeure la source principale de la pollution à travers ses différentes activités. L’une d’entre elles est l’eutrophisation des eaux. L’agriculture intensive caractérisée par le déploiement excessif d’engrais chimiques et autres fumées usées drainées par les intempéries contaminants les eaux et l’élevage sont la base de cette situation. La gestion des déchets usés domestiques et industriels qui contiennent un niveau élevé de nutriments entraînant une augmentation de la charge dans les plans d’eau notamment les boues d’épuration et parfaitement traitée en milieu urbain ou industriel. La conversion des terres agricoles en zones urbaines favorise aussi l’eutrophisation à travers le ruissellement des eaux de pluies polluées et sans omettre la déforestation qui entraîne l’érosion des sols. De façon générale, selon le Professeur Edia Flavien Dovonou, Spécialiste en Management Environnemental et Qualité des Eaux, l’on parle « d’eutrophisation lorsqu’il y a un apport excessif en nutriments, à savoir l’azote, le phosphore, le potassium dans un plan ou cours d’eau ». Cet apport qui n’est pas sans inconvénient sur la biodiversité aquatique et l’homme.

Une pollution à fortes conséquences

L’utilisation en quantité superflue des nutriments dans les cours d’eau engendre « la prolifération des algues et d’autres plantes capables de réduire la quantité de lumière disponible pour les eaux et finit par créer une zone où les êtres aquatiques ne peuvent plus survivre en raison de l’absence de la photosynthèse et d’insuffisance d’oxygène », dixit l’océanographe Zacharie Sohou. A sa suite, le Professeur Dovonou va aller plus loin en précisant que « ces algues et ces plantes aquatiques, après leur cycle, meurent et se décomposent et lors de leur décomposition, utilisent l’oxygène de l’eau ». Du coup, à l’en croire, « il y a un phénomène d’appauvrissement de l’oxygène de l’eau. Or, les poissons ont besoin de cet oxygène pour pouvoir se multiplier, grandir, se développer et se reproduire ». Ainsi, l’absence de cet oxygène de l’eau constitue un réel problème pour le développement des espèces halieutiques.

De plus, l’originalité de l’eau est affectée par la production toxine et la substance nocive issues de la décomposition qui pourrait entraîner des répercussions sur les animaux aquatiques et même entraîner la mort massive de ces derniers. La perte donc de la biodiversité dans ces écosystèmes est inévitable. Selon l’océanographe, l’homme aussi est exposé sur le plan social et économique avec l’engendrement de la rareté des ressources halieutiques pouvant empêcher les pêcheurs de s’épanouir et poussant les industries à une carence en matière première pour les transformations. Par contre, des solutions existent pour éradiquer ou diminuer cette pratique.

Vers une solution efficace

Pour lutter contre l’apport excessive des nutriments dans les eaux, il faudra respecter certaines règles. « En premier lieu, équilibrer la fertilisation en interdisant pendant une période l’épandage d’engrais azoté. En deuxième lieu, couvrir les sols de culture intermédiaire dite de piège de nitrate et ériger de bandes enherbées le long des cours d’eaux. Et en troisième lieu, avoir une capacité minimale de stockage d’effluents d’élevage » a-t-il proposé.

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