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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

Association de la Culture de l’Oignon et de la Tomate : Une pratique agricole qui combat les nématodes

 Association de la Culture de l’Oignon et de la Tomate : Une pratique agricole qui combat les nématodes

S’adapter aux contextes environnementaux dans la production agricole et rurale au Bénin constitue un grand enjeu de nos jours. Pour cela, il est proposé à travers plusieurs projets, des pratiques agroécologiques qui poursuivent le but d’une agriculture durable, plus rentable et respectueuse de l’environnement. C’est le cas du projet Taera qui expérimente une nouvelle technique de production de la tomate et de l’oignon qui s’avère être probante.

Jean-Baptiste HONTONNOU

Les nématodes, bien qu’invisibles, sont des parasites qui causent d’importantes pertes de récolte. Ces ennemis ne font pas surtout du cadeau à la culture de la tomate. A l’instar d’autres parasites, leurs attaques causent des dégâts qui peuvent atteindre parfois 100% de la récolte. De même, utilisés dans la production maraichère, les engrais chimiques sont, d’autant plus que les parasites, une pratique agricole qui ne fait pas du bien non seulement à la culture mais également à l’environnement. Certes ils sont rapides et efficaces, mais engendrent des déséquilibres dans le sol, sont toxiques pour l’environnement et ne permettent pas une conservation durable des fruits tels que la tomate et l’oignon. C’est donc dans ce contexte qu’est née le projet Transition agro-écologique par la recherche agricole (Taera) mis en œuvre au Sud Bénin dans les départements de Mono et Couffo par l’Agence belge de développement (Enabel) sur financement de l’Union Européenne.

En effet, dans le cadre de ce projet, il est expérimenté dans les communes de Grand-Popo et de Comè, une méthode culturale de production de l’oignon et de la tomate qui consiste à contrer l’attaque des nématodes. D’abord, il s’agit d’une production agroécologique qui ne se fait qu’à base des engrais biologiques. Alors, pour l’expérimentation, des champs école paysans ont été installés dans les communes d’intervention du projet et ils abordent la thématique de « la gestion des nématodes par l’association de l’oignon et de la tomate ». Cette association qui consiste à cultiver la tomate et l’oignon ensemble sur la même parcelle. Au bout donc de quatre mois, des résultats ont été enregistrés. « Au terme de la production, on a compris que là où il y a l’association de la tomate et de l’oignon, il n’y a pas eu d’attaque de nématodes », a affirmé l’animateur Romario Agontinglo. Par contre,

« sur les parcelles où il y a chaque culture pas à pas, les attaques sont effectives ».

De cela, il est déduit que la méthode qui consiste à associer la tomate et l’oignon sur la même parcelle constitue une technique pour lutter contre les nématodes.

Par ailleurs, malgré que cette stratégie de production promette d’être probante, elle a néanmoins du plomb sous l’aile. Selon la maraîchère Appoline Akolatche du groupement « Trésor » de Grand-Popo, « au moment où la tomate doit continuer à être arrosée, l’oignon demande la cession de l’arrosage ». Ce qui ne fait pas du bien à la tomate, car « elle ne tarde pas à pourrir si l’arrosage n’a pas été au point », a-t-elle fait savoir. Ainsi, certes l’association de la tomate et de l’oignon est une bonne stratégie pour lutter contre les nématodes mais, elle constitue également une entrave pour l’accroissement normale des deux fruits. Il est donc nécessaire de trouver une juste solution afin de rendre efficace les résultats de cette recherche.

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