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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

CHASSE AVIAIRE A LALO : De la mer à boire pour les riziculteurs

 CHASSE AVIAIRE A LALO : De la mer à boire pour les riziculteurs

Pour la culture du riz, chaque étape est cruciale. Après la semence, les cultivateurs sont confrontés à un problème sérieux : l’envahissement du champ par les oiseaux. Ce qui constitue un bémol pour la croissance normale du riz. Pour lutter contre, les producteurs optent pour la chasse aviaire, une méthode à la fois pénible et avantageuse.

Un producteur lançant une pierre aux oiseaux

Stag Arsène SALANON

Aussi connu sous le nom de la chasse aux oiseaux, la chasse aviaire est un moyen qui permet aux producteurs d’éloigner les oiseaux de leur culture de riz. C’est une pratique qui permet aux riziculteurs de protéger leurs champs contre les oiseaux. Ces derniers sont des ravageurs qui détruisent le riz. En effet

« deux mois après le repiquage, les grains de riz commencent par germer sous forme de lait. Ce qui attire les oiseaux »

affirme Omer Michihoun, animateur au Conseil de Concertation des Riziculteurs du Bénin (CCRB). Ainsi, pour ne pas voir son champ détruit par les oiseaux, les cultivateurs font recours à la chasse aviaire qui nécessite plusieurs efforts. « Au plus tard à 6h, tu dois être au champ, entrain de surveiller les oiseaux pour voir s’ils y seront », confie Olivier Missihoun, un producteur de riz.

Pour pratiquer cette chasse, l’utilisation de certains matériels s’impose. « Si le producteur a les moyens, il peut acheter des filets et les mettre », affirme Omer Michihoun. Mais, malgré cela, la présence du cultivateur est primordiale pour maîtriser ou chasser les oiseaux audacieux qui vont essayer de déranger les cultures. En dehors cela, il existe une méthode qui consiste à chasser les oiseaux avec des lances pierres. Cette méthode est la plus utilisée par presque tous les cultivateurs. Car, même en étant loin, on peut chasser les oiseaux. Autre méthode, les cris. Certains producteurs ou cultivateurs crient pour chasser les oiseaux. Les cris font peur aux oiseaux et ils s’échappent. Cependant, si cette pratique est tout de même avantageuse, elle demande énormément d’efforts génère, ce qui n’est pas sans conséquences sur le producteur.

Une méthode efficace à des retombées non moins importantes.

Si la pratique de la chasse aviaire répond aux attentes des cultivateurs dans la protection de leur culture, elle engendre des conséquences néfastes sur leur santé. « On fait la chasse pendant un mois » déclare Olivier Missihoun. Une fois commencée, la chasse aviaire s’étend sur une période de 30 à 35 jours. Après cette période, le riz est déjà à sa maturité. Pendant donc ce temps, le cultivateur doit être présent pour chasser les oiseaux. Omer Michihoun souligne qu’« on  a parfois les maux de tête alors que le lendemain, tu dois être là ». « Aussi, c’est difficilement l’on mange, car ne disposant pas assez de temps libre ». A cela s’ajoute aussi la fatigue et les courbatures qui dérangent les cultivateurs dans ces périodes données.

Au regard de tout ce qui précède, la culture du riz demande une panoplie de sacrifices à laquelle le producteur doit faire face. De la production à la récolte, c’est un calvaire. Il faut donc leur reconnaitre cela et valoriser leur œuvre à juste valeur en leur fournisseur le nécessaire de soutien dont ils ont besoin.

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