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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

COMMERCIALISATION DE LA CAROTTE ET DES ÉPICES DE CUISINES : un gagne-pain pour des hommes à Parakou

 COMMERCIALISATION DE LA CAROTTE ET DES ÉPICES DE CUISINES : un gagne-pain pour des hommes à Parakou

La carotte, plante potagère douce et sucrée, ainsi que les épices de cuisine, autrefois réservées aux femmes en matière de commercialisation, voient désormais un intérêt croissant de la part des hommes, notamment dans la ville de Parakou. Cette tendance interpelle sur les raisons de ce choix et sur la perception sociale qui l’entoure.

Bambo Nestor NOANTI

Au marché arzêkê de Parakou, l’animation est palpable, même en semaine. Parmi les vendeurs de carottes, on remarque une présence croissante d’hommes, souvent munis de leurs brouettes remplies de carottes et d’épices de cuisine séchées et conservées. Cette évolution semble répondre à une demande, les consommateurs appréciant tant la qualité des produits chez les hommes que l’hygiène offerte par ces nouveaux commerçants de carottes et d’épices de cuisine.

Ce changement témoigne d’une remise en question des stéréotypes de genre, car il remet en cause les idées préconçues selon lesquelles certaines activités commerciales seraient réservées exclusivement aux femmes. Traditionnellement, la commercialisation de la carotte et des épices de cuisine au Bénin était associée aux femmes, tandis que les hommes étaient souvent impliqués dans d’autres secteurs. Cependant, avec l’émergence croissante d’hommes vendeurs de ces aliments à Parakou, ces rôles traditionnels sont remis en question. N’ayant aucun remords à s’exprimer à notre micro, la plupart de ces ressortissants nigérians immigrés estiment que ce métier est libre et rentable. À entendre Moubarak Abdellaï, vendeur de carottes, chaque individu devrait être libre de choisir son activité, indépendamment de son sexe. Le constat le plus flagrant est que la plupart des consommateurs de carottes et d’épices préfèrent acheter auprès des hommes qu’auprès des femmes. C’est ce que confirme Olivier Gbègnon, interrogé en train de se ravitailler : « Ces hommes vendent les carottes à vil prix, mais aussi l’hygiène y est ». Pour Mustafa Muhammad Yusuf, vendeur ambulant d’épices, ce qu’une femme peut vendre, l’homme le peut également. « Aucun métier n’est réservé uniquement aux femmes ni aux hommes », a-t-il ajouté.

Pour un monde plus libre et égalitaire, il est important que le respect mutuel et la valorisation de chaque individu prônent afin de contribuer à une évolution vers une répartition plus équitable des activités génératrices de revenu. Il est donc primordial que chacun se sent libre de s’engager dans l’activité de son choix, sans être limité par des normes de genre dépassées. La diversification des secteurs d’activité et la remise en question des préjugés de genre sont des étapes cruciales pour une société plus inclusive et égalitaire. Cette évolution démontre la capacité des hommes à s’adapter et à contribuer de manière significative au développement d’une nation.

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