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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

CONSEILLERS AGRICOLES : Des experts qui assurent le suivi technique des producteurs

 CONSEILLERS AGRICOLES : Des experts qui assurent le suivi technique des producteurs

Le Bénin est constitué de sept pôles de développement agricoles dans lesquels se développent les activités diversifiées de productions végétales, animales, halieutiques et forestières. Ces pôles bénéficient des services de conseils agricoles conduits par des spécialistes appelés « Conseillers agricoles ».

Blandine KEGUE

Le conseil agricole (CA) est un processus d’accompagnement méthodologique des exploitants agricoles pour une prise de décisions, et la mise en œuvre des décisions prises. Il prend en compte l’ensemble de la situation d’une exploitation et cherche en dialogue avec le producteur un cheminement d’amélioration qui s’étend souvent sur plusieurs années. Le CA est donc un facilitateur ou accompagnateur. A cet effet, il veille au quotidien au suivi de l’ensemble des exploitations agricoles qu’il supervise. Le CA mène des visites à l’exploitation, des suivis appuis conseils aux producteurs et facilite les échanges entre producteurs à travers des champs écoles paysans et bien d’autres outils d’intervention.

« Pour être conseiller agricole, il faut passer par les lycées techniques agricoles ou des écoles d’agronomie. Ensuite appartenir à une structure publique ou privée agréée par le MAEP »

explique David Akpatchémè CA en service à Kandi dans le pôle 2.  Selon Géraud Yokossi, Coordonnateur communal (CC) Aic Banikoara Centre, il y a une hiérarchisation du conseil agricole dans le système de l’Aic : « Avant de devenir CA, il faut prendre par la case de technicien stagiaire et ensuite être évalué par rapport aux objectifs fixés au cours de la campagne puis monter en échelons selon le diplôme et les performances ». David Akpatchémè, actuellement CA à Kandi est un exemple typique.

En termes de rémunération, les CA sont bien payés pour vivre et pour fonder une famille, à en croire Géraud Yokossi qui rassure qu’il s’agit là d’un métier qui nourrit son homme.

Néanmoins, comme tout métier il y a toujours des attentes à combler. Et comme attente ou besoin, le CA veut bien avoir une sécurisation de son emploi avec des contrats à longue durée sur 5 ou 10 ans tout au moins. Vivement que les performances des CA améliorent davantage la productivité agricole dans le monde et singulièrement au Bénin.

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