Abomey-Calavi
Entretien

FÉDÉRATION NATIONALE DES PRODUCTEURS D’ANACARDE DU BÉNIN: « […] Nous travaillons sur les questions liées à la certification bio », dixit Mohamed Baranon

La filière anacarde représente le deuxième produit agricole d’exportation au Bénin après le coton. Pour porter haut cette filière, La Fédération Nationale des Producteurs d’Anacarde du Bénin (Fenapab) prend des dispositions pour mieux accompagner les producteurs de cette faîtière. A travers cette interview, Mohamed Baranon, Directeur Général l’institution, donne plus d’éclaircissement sur l’organisation.

DG FENAPAB

Présentez-vous à nos lecteurs et dites-nous ce que c’est que la FENAPAB

Je suis Mohamed Baranon, Directeur Général de la Fédération Nationale des Producteurs d’Anacarde du Bénin (FENAPAB), une organisation de la coopérative des producteurs d’Anacarde qui travaille ou accompagne les producteurs dans leurs activités de production et a aussi leur facilité la mise en marché des noix.

Quelle est la structuration de la FENAPAB ?

La FENAPAB est une association coopérative  qui a une structuration de forme pyramidale.  Nous avons à la base, des coopératives villageoises des producteurs d’Anacarde. Nous en avons 996. Ces derniers ont été constitués par 75 milles producteurs avec 21 mille femmes. Les coopératives de base se sont constituées au niveau des communes pour donner naissance aux unions communales des producteurs d’Anacarde qui compte 37. Au niveau régional, des regroupements  donnent naissance aux unions régionales des producteurs d’Anacarde zou Collines, Ouémé-Plateau, Borgou-Alibori et Atacora-Donga. Ces quatre (04) régions se sont fédérées pour donner naissance à la FENAPAB. En bref, La FENAPAB regroupe plus de 75.000 producteurs dont 21.000 femmes et produit 110.000 tonnes de noix brute de cajou.

Quels sont les objectifs de la FENAPAB ?

La FENAPAB a pour objectif de travailler dans l’amélioration des revenus des producteurs. Pour y arriver, elle s’est rendu compte qu’il y a un certain nombre d’axe sur lequel elle doit travailler. Dans un premier temps, comment faire pour que les producteurs puissent mieux produire et atteindre le rendement qu’il faut. Actuellement, nous sommes en moyenne à 400kg à l’hectare. On peut aller bien au-delà, c’est notre principale préoccupation. Nous travaillons donc à améliorer la quantité et la qualité des produits. Nous travaillons dans la certification SPG. C’est à dire que nous aidons les transformateurs dans la certification de leurs produits. Histoire de leur permettre de mieux se positionner. Nous intervenons également dans le conseil Agricole. Tout ceci pour mieux les organiser.

En tant que faîtière nationale, quels sont donc les différents services que vous développez ?

 Au nombre des services développés, il faut dénombrer la question liée aux conseils Agricole, tout ce qui a trait à installation aux nouvelles plantations et entretien des plantations, accès aux crédits, récolte et post récolte.  Sans oublier les questions liées à la mise en marché des noix. La vente groupée. Nous travaillons sur les questions liées à la certification bio. Nous en avons des coopératives qui sont déjà certifiés et en commerce équitable.

Quel est le problème que rencontre habituellement la filière?

 Il faut signaler que l’un des problèmes de la filière anacarde au Bénin est la faible organisation des producteurs qui est très recherchée de par le monde autour de la commercialisation. Aujourd’hui, pour que la commercialisation des noix brutes soit plus profitable à tous les acteurs impliqués, il faut qu’elle soit réalisée dans une transparence et une équité. Raison pour laquelle nous travaillons sur la vente groupée.

Quelles sont les stratégies mises en place pour accompagner ces producteurs?

Les stratégies développées sont axées sur nos coopérateurs. Avant d’adhérer aux coopérative, il faut respecter une certaines conditions. Nos services sont développés vers nos coopérateurs qui ont à leur côté des conseillers agricoles. Nous avons au total 109 conseillers répartis sur toute l’étendue du territoire national. Ainsi, dans les quatre (04) régions que nous couvrons, les informations ou thématique à développer passe par ces conseillers qui se chargent Maintenant de partager l’information.

Avez-vous un mot à l’endroit des producteurs d’anacarde ?

Aux producteurs, nous les exhortons à adhérer massivement les coopératives. L’état investit aujourd’hui beaucoup dans la filière. Nous sollicitons à cet effet, tous les producteurs d’Anacarde du Bénin à adhérer à la FENAPAB car, c’est seulement dans ces conditions qu’on pourrait répondre à leurs besoins.

Propos recueillis et transcris par Vanessa Zannou

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