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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

MARCHE DE VIANDE DE PORC À PARAKOU : Un secteur prospère, soutien à l’économie locale

 MARCHE DE VIANDE DE PORC À PARAKOU : Un secteur prospère, soutien à l’économie locale

Malgré son interdiction dans certaines religions notamment dans l’islam, la viande de porc occupe une place de choix dans la ville de Parakou. Sa commercialisation est un maillon crucial de l’économie. Derrière chaque bouché se trouve toute une famille dont le vécu quotidien dépend en partie de cette activité. Les éleveurs, les abatteurs-bouchers contribuent ensemble à la prospérité de cette filière.

Bambo Nestor NOANTI

Le porc est un mammifère domestique très répandu dans le monde, élevé pour sa chair. La viande issue de l’exploitation de cet animal est la plus consommée la ville de Parakou au Bénin. Elle est largement appréciée même si sa consommation fait l’objet d’un interdit alimentaire dans certaines religions monothéistes et chrétiennes. Amégas Bongou, un consommateur rencontré dans un restaurant-charcuterie à Parakou, exprime son attachement à cette viande locale : « j’aime beaucoup la viande de porc, car elle est produite localement. Il ne se passe pas un jour sans que je ne la déguste ». Reconnue sous  le nom « Agrousaba », une commerçante à Parakou témoigne: « les clients aiment trop cette viande. Des fois, j’abats cinq porcs par jour, mais jusqu’à la tombée du soleil, tout est vendu. C’est une activité que j’apprécie bien car il n’y a jamais de mévente. Grace à elle, je parviens a prendre soins de ma petite famille ». Sans doute, c’est une viande bien aimée dans ladite ville.

Le porc est certes une excellente viande mais  comme le dit un proverbe,  » l’excès en toute chose est nuisible ». Bien qu’il soit souvent associé à une malpropreté lors de sa commercialisation, le porc, avec sa texture grasse et douce, renferme également du cholestérol. Une consommation excessive peut entraîner diverses maladies cardiovasculaires et infectieuses. À cet effet, le médecin généraliste Vivien Kotché, recommande aux commerçants de bien la cuire et la dégraisser avant toute vente et de maintenir surtout une propriété maximale autour d’elle. Cela permettra selon lui, d’éliminer tous les microbes qu’elles contiennent afin d’exposer une viande saine et sans entrave à la santé des consommateurs.

Il est à noter qu’avec une meilleure planification et des investissements ciblés, cette activité peut continuer à prospérer et à soutenir les communautés locales.

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