Cancel Preloader

1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

NOCES D’OR DE WORLD VEGETABLE CENTER : 50 ans d’engagement au service de la promotion des légumes sains célébrés au Bénin

 NOCES D’OR DE WORLD VEGETABLE CENTER : 50 ans d’engagement au service de la promotion des légumes sains célébrés au Bénin

L’institut international World Vegetable Center fête cinquante ans d’existence. Ayant initié une tournée de célébration dans tous les pays où il est installé, le Bénin a accueilli cette festivité le vendredi 15 septembre 2023 avec une myriade d’activités. C’est une occasion de bilan et de réflexion pour un futur plus fructueux.

Jean-Baptiste HONTONNOU
C’est au début des années 60, en pleine révolution verte, que l’idée de créer un institut international consacrer à la recherche et le développement des légumes a germé.

1973-2023, 50 ans jour pour jour que World Vegetable Center a effectivement débuté les travaux. Durant donc un demi-siècle, le centre a cherché à vaincre la malnutrition et la pauvreté et à favoriser une bonne santé pour les pauvres des zones rurales et urbaines en augmentant la production, la qualité, la consommation et la rentabilité de légumes nutritifs et bons pour la santé.


Des résultats probants, reflexe d’un dur labeur
Durant ces cinquantes années de vie de l’institut international des légumes, l’on peut affirmer que les fruits ont tenu les promesses des fleurs. D’après les estimations, les technologies développées par WorldVeg et ses partenaires ont atteint au moins « des millions d’hectares et sont adoptées par une dizaine de millions de producteurs et productrices ». L’institut a mis pied en Afrique en 1992 par la Tanzanie. Il s’est installé au Mali en 2009 et plus récemment au Bénin en 2017.
Au Bénin, les actions du centre ont porté assez de fruits. Il a pu travailler en partenariat avec le projet PADMAR. Également de concert avec l’INRAB, le centre a réussi à inscrire 28 variétés de légumes fruits et feuilles au catalogue du Bénin. Ensuite au Mali, 25 variétés d’oignon, piment, poivron, tomate, gombo etc. ont été inscrites au catalogue. Grâce au consortium des sélections sur les cultures maraîchères, deux variétés de piment d’origine africaine, une de tomate, cinq de gombo, et deux d’oignons, sont actuellement commercialisés par le secteur privé comme publique. En partenariat avec les universités, WorldVeg a initié des formations certifiantes au profit des étudiants en Master et PHD. Au regard donc de tous ces progrès réalisés, il est possible de marteler que l’institution a de quoi jubiler, mais comme le dit un adage : « tant qu’il reste à faire, rien encore fait ».

« Nous avons eu beaucoup d’acquis mais notre travail est loin d’être accompli »,

a souligné Marco Wopereis, Directeur général de WorldVeg. Ainsi, tant en Afrique centrale comme celle de l’Ouest, le centre mondial des légumes a réalisé de grands projets permettant donc à la population du monde d’avoir une meilleure santé à travers les légumes. Mais si pour certains cette manifestation dans le cadre des 50 ans n’est qu’une simple célébration, pour le Directeur régional Malick Ba, c’est tout le contraire. A l’en croire, certes

« c’est un moment de joie, mais également de réflexions sur quel genre d’orientation l’on veut donner à l’institution dans les années à venir en tirant leçon de ce qui est déjà accompli ».

Et c’est justement à cette fin que des journées scientifiques ont été organisées en amont à cette célébration.

Photo de famille des journées scientifiques

Des journées scientifiques, une aubaine pour la présentation des différents progrès réalisés
« Strengthening Vegetable food systems in Benin, Burkina Faso and Mali », tel est le thème central de ces journées scientifiques tenues du 12 au 13 septembre 2023. Ayant pour objectif de présenter les résultats des différents projets mis en œuvre par l’institut dans la sous-région, ces journées ont connu la présence de plusieurs scientifiques du monde agricole, des coordonnateurs pays des projets et d’autres chercheurs. Elles ont été meublées par différentes présentations sur des thématiques définies. Également, des panels ont été animés au cours des activités.
En effet, les thèmes abordés ont touché aussi bien les aspects de gouvernance et de politique que ceux liés aux chaines de valeur tout en parlant des préférences des acteurs et des producteurs, des variétés, de la semence et des pratiques agricoles. De façon générale, ces journées ont permis de discuter des défis auxquels font face les acteurs dans la production des fruits et légumes au Bénin et dans la sous-région. Aussi, ont-ils discuté des voies et moyens à adopter pour pouvoir relever ces défis.
Au terme donc des deux jours d’échanges, les acteurs ont pu toucher du doigt les résultats présentés en effectuant une visite de terrain sur le site de production d’un Réseau d’Entreprise Maraîchère (REM) basé à Zè qui a bénéficié du projet SafeVeg. Les découvertes ont prouvé que les résultats présentés sont une réalité et que World Vegetable Center est en train d’abattre un travail intéressant pour le bien-être de tous.


Les nouveaux défis à relever
Fêter cinquante ans d’existence n’est pas chose aisée. Il y a eu du chemin. Et si le centre mondial des légumes a su relever les nombreux défis auxquels il est confronté durant ce cinquantenaire, il n’a donc rien à craindre, car les nouveaux défis seront sans doute relevés. Parlant des défis, le Directeur général pense que le plus grand demeure « la production massive des légumes pour le bien-être de tous ». Pour lui, tout sera mis en œuvre pour que ce défi soit réalisé.

« Nos installations de recherche seront mises progressivement aux normes internationales les plus strictes pour mener des activités scientifiques de premier rang et pour acquérir des personnels de qualité, des étudiants, des chercheurs, des partenaires d’envergure internationale »

a-t-il fait savoir. Il continue en disant que WorldVeg ne cessera pas de nouer des relations avec des institutions nationales et internationales de recherche pour faire avancer la production maraichère en Afrique, en Asie et partout dans le monde. Enfin, le Directeur espère « faire écrire en lettre d’or au cours des cinquante prochaines années, de nouvelles preuves d’impact sur la production et la consommation de légumes ».

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *