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Agriculture

PRESENTATION DE RAPPORT DE CLOTURE DU PROJET RIFaC: Un sans-faute, fierté pour les responsables et partenaires

Dans les locaux de l’hôtel Azalaï basé à Cotonou, il s’est tenu dans la matinée du mardi 20 septembre 2022, la cérémonie officielle de clôture du projet de Riziculture intelligente face au climat (RIFaC). A l’arrivée, ce projet après 24 mois s’en sort décisif avec des résultats d’envergure.

Mahussé Barnabé AISSI

2020-2022 ! Tel a été la durée du projet baptisé RIFaC. Lancé sous d’heureux auspices institutionnels et politiques de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ledit projet a été mis en œuvre par Expertise France et dont le financement porte la signature de l’Union Européenne avec Eco-Bénin, Eclosio et Tic, des partenaires opérationnels. En effet, dans la matinée de ce mardi 20 septembre, responsables à divers niveaux, membres et partenaires financiers comme opérationnels dudit projet se sont réunis pour lever le rideau sur les activités menées durant ce parcours lequel marque sans doute la fin du dessein. Avec son intervention dans seulement deux communes sur les 77 à savoir Toucouncouna (Tantikou, Cocokou, Tapègré, Wansokou) et Ouaké (Wakitè-Koukoulounda, Alitokoum, Awanla, Atchakitam), ce projet s’est fixé comme objectif le renforcement de la résilience des agriculteurs et agricultrices vis-à-vis des diverses contraintes environnementales amplifiées par les changements climatiques. A cet effet, plusieurs activités ont été menées pour atteindre des résultats d’envergure bénéfique. « Appuyer les communautés à mettre en place des gestions participatives des périmètres irrigués via l’approche Smart-Valleys ; formations sur les techniques de gestion durable des terres et d’adaptation aux changements climatiques et la distribution de 1500Kg de semences de riz certifiés, huit sacs d’urée de 50Kg chacun, moringa aux riziculteurs », a fait savoir Elodie Tafeti, Chef projet RIFaC. Le projet RIFaC n’est pas le fruit du hasard, il vient sans doute à point nommé. « […] Comme vous le savez, nous faisons face au changement climatique qui se manifeste sous diverses formes avec un grand risque qui pourrait compromettre le système alimentaire. Nos pratiques de production doivent donc également être revues avec une de la dimension environnementale par les producteurs et productrices de nos différentes zones de production. La gestion rationnelle des ressources n’est donc pas une option, elle s’impose à nous. C’est dans ce cadre que le projet RIFaC a été initié pour travailler sur des approches facilitant une meilleure gestion de l’eau pluviale au niveau des périmètres rizicoles et une réduction des émissions de gaz à effet de serre », a tonné Fanck O. Adjè, Coordonnateur Pays de Éclosio.

Deux ans après…des résultats au-delà de l’entendement…source de fierté…

« Le projet RIFaC est allé au-delà des résultats malgré la pandémie de la Covid-19 et la crise sécuritaire au Sahel ceci grâce à un dispositif de renforcement de capacité basé sur les animateurs locaux endogènes et des outils numériques », a clamé Laure Kuhn Bruma, coordonnatrice GCCA+ Afrique de l’Ouest et représentante d’Expertise France. Le rapport présenté témoigne la véracité desdits propos. Selon le rapport, il ressort que RIFaC est passé à l’adoption de l’approche Smart-Valley par 258 riziculteurs dont 130 femmes 17,3 hectares aménagées toujours avec l’approche Smart-Valley contre 11 prévus à la base. Dans le même ordre d’idée, le projet n’a ménagé aucun effort afin d’impacter sa cible. A en croire le rapport, le projet a amélioré le rendement du riz de 1,99 à 3,5 tonnes/ha en moyenne entre le début et la fin du projet, 99 pour cent de producteurs et de productrices mettant en œuvre au moins une pratique de gestion durable autour des sites rizicoles contre 60 pour cent prévue et 0 pour cent à la baseline. « Après deux ans de mis en œuvre, des résultats intéressants ont été obtenu et nous devons nous fixer comme devise de les mettre à l’échelle » : Franck O. Adjè. « Je suis particulièrement heureux de ces résultats », se réjouit le représentant de la CEDEAO. Toutefois, le terrain n’a pas été tout de même rose dans l’atteinte de ces résultats. Des difficultés ont été en effet compagnons mais n’ont pas pu baliser le chemin. Les participants à cette séance n’ont pas manqué de formuler des doléances lesquelles indexent la continuation dudit projet.

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