Abomey-Calavi
Agriculture

PROJET UNAP-BENIN BIOSÉCURITÉ: 96,94% c’est le taux d’exécution après 18 mois de mise en œuvre

Par Laure LEKOSSA

La salle de réunion codior du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la Pêche, a servi de cadre le jeudi 1er juillet 2021, à une séance de restitution des activités et actions exécutées par l’équipe technique et les membres du comité de pilotage du projet « UNAP-BENIN BIOSECUTRITE ».

En effet, soucieux de l’amélioration de la production avicole au Bénin pour une meilleure autosuffisance alimentaire , l’Union européenne et l’AFD à travers le Projet d’Appui au Renforcement des Acteurs du Secteur privé (PARASEP) a accordé une subvention de 120.615.000 FCFA à l’Union Nationale des Aviculteurs professionnels du Bénin (UNAP-Bénin) pour mettre en œuvre le Projet de Mise en place d’un système efficace de biosécurité et de vaccination pour l’amélioration de la productivité des élevages avicoles au Bénin. Ce projet a été lancé en décembre 2019, ce projet a pris fin le 31 mars 2021 et ont couvert les communes de Ouidah, d’Abomey – Calavi et d’Allada.

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C’est un projet qui s’avère bénéfique pour les producteurs et permettra aux fournisseurs d’intrants et de service d’augmenter leur revenu. Il vise à mettre à la disposition de 225 aviculteurs traditionnels éligibles au projet, dont 75 %, des femmes ; des poussins de race locale à fort potentiel de croissance (Goliath et Sahoué). De même par un mécanisme de distribution de coqs performants de la part des éleveurs choisis, 1125 éleveurs seront impactés. 3 volets ont été pris en compte dans ce projet à savoir l’aviculture traditionnelle, l’aviculture moderne et la gestion des fientes. Après 18 mois d’exécution, les actions réalisées ont été rendues publiques.

À l’entame de la séance, Léon Anago porteur du projet a remercié le comité technique mis sur pieds pour l’exécution de ce projet ainsi que les comités de gestion, de pilotage d’orientation et de supervision pour le travail abattu.

Il ressort en ce qui concerne la restitution faite par le coordonnateur du projet Jim Carlos Quenum, que pour le développement d’un système de biosécurité et de vaccination en aviculture traditionnel, un guide pratique de biosécurité dans les élevages de volailles au Bénin a été élaboré et mis à la disposition des acteurs ainsi que la fiche technique aviculture traditionnelle pour ce qui est de l’élaboration du programme de prophylaxie vaccinale. Aux nombres des objectifs spécifiques du projet figurent le développement d’un système de biosécurité et de vaccination en aviculture moderne et le renforcement des capacités des acteurs intervenants dans la filière avicole. Aux dires de Jim Carlos Quenum, 225mille Kits d’éleveuse ont été réceptionnées et 223 mille doses de vaccins pour la vaccination des poussins ont été aussi acquises à cet effet au cours du projet. Pendant le déroulement du projet, 11250 poulets ont été distribués à 225 bénéficiaires soit 52 poussins totalement vaccinés pour chaque bénéficiaire. Pour ce qui concerne les normes de biosécurité, un guide pratique de biosécurité dans les élevages de volailles au Bénin a été réalisé et mis à la disposition des acteurs de la filière avicole ainsi qu’une fiche technique d’aviculture moderne.

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Plusieurs autres actions ont été exécutées et mises en œuvre par le comité de coordination du projet souligne le coordonnateur. Il s’agit entre autres de l’acquisition de certains équipements pour les aviculteurs modernes préalablement choisis dans les communes d’intervention du projet ; des intrants qui ont été aussi mis à la disposition des éleveurs bénéficiaires des poulets ; une formation en gestion des capacités avicoles a été faite à l’endroit des éleveurs suivi de l’achat des matériels de désinfection sans oublier les actions de visibilité du projet. La mission sur l’évaluation des actions réalisées par un audit est exécutée avec un rapport à l’appui mis à la disposition du PARASEP. Le projet a atteint au terme de sa durée, un taux d’exécution de 96, 94% fait savoir Jim Carlos Quenum avec l’estampillage des œufs de table.

Toutes ses activités ont été réalisées poursuit-il grâce à la complémentarité de deux projets obtenus par l’UNAP –Bénin à savoir le projet CSICA et l’UNA BIOSÉCURITÉ. Aux nombres des acquis obtenus au cours du projet figurent le repiquage de modèle de kit de démarrage des Goliaths par certains bénéficiaires, l’installation d’infrastructure de biosécurité dans les fermes modernes , la mise en place d’estampilleuse au profit des aviculteurs modernes, l’acquisition de 2 incubateurs de capacité 14784 œufs avec un éclosoir pour un groupe de deux jeunes pour la production des poussins, la réduction du taux de mortalité de 13% contre les 80% habituellement enregistré dans les élevages traditionnels , la qualité de l’aliment.

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Plusieurs recommandations ont été formulé à l’endroit des partenaires pour la pérennisation des activités des bénéficiaires notamment le marché d’écoulement des poulets Goliath, ainsi que celui des œufs de table voir la réduction des importations. Les différents partenaires représentés pour la circonstance entre autres l’ATDA 7, le cabinet cosinus conseil, l’IAB, la division Filière avicole de la direction de l’élevage, tout en remerciant l’équipe de coordination et l’assistance technique pour la qualité du travail, n’ont pas manqué de faire des suggestions pour une parfaite amélioration de la productivité de la filière avicole.

Rappelons que l’Union Nationale des Aviculteurs professionnels du Bénin (UNAP-Bénin) est une Organisation professionnelle (OP) d’envergure nationale des producteurs d’œufs de table et de viandes de volaille. Elle regroupe à ce jour 85% des aviculteurs. La mise en place d’un système efficace de biosécurité et de vaccination tant en élevage traditionnel que moderne est une solution à une production performante, respectueuse des normes sanitaires qui garantissent la santé des animaux et des consommateurs. Ainsi l’activité des principaux acteurs avicoles serait plus rentable. Ceci aura pour effet l’accroissement de leur revenu et par ricochet la création de plus d’emplois pour les jeunes avec pour corollaire une augmentation du PIB du sous-secteur avicole au profit de l’économie nationale.

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