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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

SEMAINE DU CAJOU DU BÉNIN : Une initiative révélatrice des potentialités de la filière anacarde

 SEMAINE DU CAJOU DU BÉNIN : Une initiative révélatrice des potentialités de la filière anacarde

Du 02 au 04 octobre 2023, le palais des congrès de Cotonou a abrité le Bénin Cashew Week, un évènement mis en œuvre par TechnoServe et financé par le Ministère Américain de l’Agriculture (USDA). Durant 3 jours, les participants ont été immergés dans l’univers de la filière anacarde au Bénin.

Jean-Baptiste HONTONNOU

Le cajou béninois connaît depuis quelques années un essor important sur le plan national et international. La filière est la deuxième d’exportation du pays derrière le coton et sa production annuelle est estimée à 204 000 tonnes en moyenne. Pour donc promouvoir et valoriser sa potentialité, il a été organisé en collaboration avec le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et celui de l’Industrie et du Commerce, le Bénin Cashew Week, et ce, avec le soutien du projet BeninCajù. Cette initiative a été financée par le Ministère Américain de l’Agriculture (USDA) et mis en œuvre par TechnoServe, une organisation internationale non gouvernementale à but non lucratif.

L’évènement s’est déroulé autour d’un thème bien réfléchi : « Le cajou du Bénin, une opportunité de croissance pour le Bénin et l’Afrique ». Alors, l’objectif de cette semaine du cajou est de faire la promotion du cajou béninois, de sa consommation et de susciter également des investissements dans la filière. C’est aussi une occasion pour célébrer les acquis du projet BeninCajù qui œuvre pour valoriser tous les maillons de la filière, nous rappelle Frédéric Gnonlonfoun, Manager « Transformation » Projet BéninCajú/TachnoServe. Pour la bonne réussite de cet événement, plusieurs activités ont été mises en œuvre.

De riches échanges à travers les panels de discussion

Parmi tant d’autres moments forts de ce Benin Cashew Week, les panels de discussion ont constitué des instants cruciaux qui ont permis d’échanger sur le présent et le futur de cette filière qui est en pleine expansion. De façon succincte, il y a eu au total six panels au cours de ces trois journées. Le premier a abordé « la recherche dans la filière anacarde au Bénin : le développement de matériel végétal de plantation performant », tandis que le deuxième parle de « l’appui de la recherche à la production du cajou au Bénin ». Dans la foulée, les acteurs ont eu à s’imprégner du potentiel industriel de la GDIZ dans la filière anacarde au Bénin et en Afrique. Aussi, lors du quatrième et cinquième panel, les débats se sont concentrés sur les acquis du projet BeninCajù dans la filière anacarde au Bénin. Il a été principalement question des acquis et perspectives dans la transformation ainsi que des acquis et perspectives en matière d’intégration du genre dans la filière anacarde. Modéré par Armel Ague, Directeur des Systèmes d’information du MAEP, le dernier panel a abordé « le pouvoir des innovations technologiques dans le développement de la filière anacarde au Bénin : Cas de CajùLabs ».

Par ailleurs, les participants ont eu l’occasion de saisir les différentes opportunités que cette initiative leur aurait offert à travers les différentes rencontres Business to Business, car, d’après Soulé Manigui, Directeur-Pays Adjoint de TechnoServe,

« la filière anacarde du Bénin offre d’importantes opportunités et le potentiel reste encore peu valorisé ».

C’est pour cela que, pour lui,

« les exigences liées à la réalisation des objectifs d’accroissement de la production de noix brutes de cajou et des capacités locales de transformation fixée par le gouvernement du Bénin appellent de tous, des efforts davantage soutenus pour permettre au pays de tirer avantage de la valeur ajoutée de cette filière ».

Pour mettre plus de beauté à cette organisation, les participants ont eu droit à une exposition du chemin du cajou qui a pris en compte toute la filière, c’est-à-dire de la pépinière à la commercialisation, une animation folklorique et une démonstration culinaire avec des ingrédients à base de cajou.

Caju Master Chef, la cerise sur le gâteau

La promotion de la filière cajou au Bénin et de surcroît sur le plan international passe certainement par la valorisation des noix de cajou et de tous ses dérivés. C’est donc dans ce cadre qu’à l’occasion de cette semaine du cajou du Bénin, il a été organisé le « Caju Master Chef », un concours de cuisine qui a confronté 10 candidats qui ont été réduits à cinq à l’issue de la première épreuve. La deuxième phase a constitué à reproduire un plat projeté dans une vidéo, et ce, avec des ingrédients obtenus à base des noix de cajou. Au bout de cette épreuve, Auberd Sagbohan vient en tête du classement et gagne le premier lot. Il sera suivi respectivement par Elvire Houédanou, Nagège Amoussou, Rachidath Kisera et Emilio Houngbèmè.

En organisant cette compétition, TechnoServe a davantage contribué à la promotion de l’utilisation des noix de cajou dans la cuisine béninoise, ce qui constitue une action innovante qui mérite d’être pérennisée. Le concours de cuisine à base des noix de cajou lors de la semaine du Cajou a été une célébration de la richesse gastronomique du pays. Il a permis de mettre en lumière les talents culinaires locaux et d’encourager l’innovation. Grâce à des événements pareils, la renommée des noix de cajou béninoises continuera sans doute de croître, tant au niveau national qu’international. L’initiative a de même contribué à renforcer la fierté et l’appréciation des ressources culinaires du Bénin, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour l’avenir de la cuisine à base de noix de cajou.

La cérémonie a donc connu son épilogue dans un atmosphère de satisfecit que l’on puisse lire sur le visage des participants.

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