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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

USAGE DES TOURTEAUX DE NEEM DANS LE MARAÎCHAGE : CCAB-Bénin apprend la bonne pratique aux producteurs agroécologiques de Zè

 USAGE DES TOURTEAUX DE NEEM DANS LE MARAÎCHAGE : CCAB-Bénin apprend la bonne pratique aux producteurs agroécologiques de Zè

(Ceux d’Adjarra, Savalou et Parakou ne sont pas épargnés)

Ce mardi 19 mars 2024, les maraîchers de Zè ont été entretenus sur comment utiliser les tourteaux de neem pour lutter efficacement contre les nématodes et autres dans la culture maraîchère. Il s’agit d’une séance organisée par le projet Centre de Connaissances pour l’Agriculture Biologique et l’agroécologie  en Afrique (CCAB) au Bénin à travers ses champs-écoles-paysannes.

Jean-Baptiste HONTONNOU

Ils sont venus de huit (08) coopératives différentes et se sont réunis sur le site de Goulo-Sodji dans la commune de Zè. Ces maraîchers, enthousiastes et curieux de savoir comment ces tourteaux de neem peuvent permettre de lutter contre les nématodes, sont restés attentifs aux informations que les responsables du projet sont venus partager avec eux.

En effet, l’activité principale étant d’aider les maraîchers à préparer le sol, il est tout de même crucial de savoir que pour utiliser les tourteaux de neem dans le maraîchage, il faut des étapes à suivre. Après avoir nettoyé le sol, les producteurs ont remué et aéré ce dernier. Par la suite, les tourteaux de neem ont été épandus sur le sol. Après l’épandage, le sol a été remué pour bien mélanger ce dernier avec les tourteaux. Après cette étape, les producteurs ont arrosé le sol et procédé au paillage à l’aide des branches de palmier.

Par ailleurs, une fois le sol préparé, en suivant bien évidemment toutes ces étapes, « il faut attendre deux voire quatre semaines d’abord avant de faire le semis », nous informe Serge Gansou, Chargé du suivi/évaluation du KCOA Bénin. Il continue en soulignant que le résultat attendu dans ce cas précis est que ces tourteaux de neem puissent lutter efficacement contre les nématodes, car « la parcelle qu’ils utilisent actuellement est infectée par ces dernières ».

Très enthousiastes et contents de cette nouvelle technique apprise, les paysans pensent assurer la restitution dans leurs coopératives respectives. C’est ce que confirme Mathias SANOU, Président de l’Union des Coopératives des Maraîchers de ZÈ en disant que « les représentants à cette séance iront rendre les connaissances acquises ici à leurs paires ». Il rassure qu’un suivi minutieux sera fait en ce qui concerne la pratique et la mise à échelle effective de cette nouvelle. Pour confidence, le président souligne que cette méthode avait été adoptée avant mais les résultats escomptés n’étaient pas atteints. A l’en croire, la nouvelle technique d’application exposée par le projet KCOA est très particulière et différente.

En dehors de Zè, le projet anime également des champs écoles d’autres villes. A Porto-Novo, les maraîchers ont été entretenus sur la lutte contre les nématodes avec la culture de l’amarante par la technique de rotation culturale. A Savalou, ils ont principalement appris l’utilisation du purin d’ortie comme fertilisant et pour lutter contre les pucerons et à Parakou, il a été question de la technique traditionnelle de conservation des semences : cas du Gombo.

Il faut souligner que les objectifs principaux des CEP sont principalement d’approfondir et valider des connaissances jugées prioritaires et pertinentes. Aussi, l’un des objectifs constitue-t-il de diffuser des connaissances et des pratiques d’agriculture écologique biologique auprès des multiplicatrices/teurs et renforcer leurs compétences.

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