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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

COMMERCIALISATION DU « AGONDROU » : Une activité en pleine extension à Cotonou et ses environs

 COMMERCIALISATION DU « AGONDROU » : Une activité en pleine extension à Cotonou et ses environs

Le coco vert, encore appelé  » Agondrou » en Fon est un produit dont la commercialisation est devenue une activité en plein essor. Les populations et les étrangers en raffolent, pour son eau ou encore sa chaire succulente et thérapeutique. 

Vue du coco vert appelé « AGONDROU »

 Au Bénin, de nombreuses personnes s’adonnent à la vente du coco vert communément appelé « Agondrou » au Bénin. Ce commerce est devenu une activité génératrice de revenus. A l’instar des autres villes ou localités situées le long de la côte marine où s’étendent des cocoteraies, cette activité a aussi lieu à Cotonou est ses environs. Les vendeuses, on les rencontre un peu partout. Munies de tabouret ou d’une table sur laquelle est disposée une bassine ou un récipient rempli de cocos taillés, les vendeuses et vendeurs de cocos verts gagnent de petits sous tout en comblant le goût des citadins dudit fruit.

Le long de la route des pêches, notamment en week-ends, les vendeurs et vendeuses de coco vert prennent d’assaut les p’tits coins de ventes.

Autrefois vendu à 100 F CFA ou 125 F CFA, le prix de la noix de coco a augmenté au fil des temps. Aujourd’hui, il faut débourser entre 150 et 200 F CFA, selon le point de vente et la grosseur. A en croire certains vendeurs rencontrés au niveau de la route des pêches, cette hausse est due à la destruction massive, exagérée et répétée des hectares de cocoteraies, puis à l’urbanisation à outrance des villes et campagnes dans lesquelles il y avait ces plantations. Comme la plupart de ses collègues, Moustapha, vendeur de coco vert avoue ne pas se plaindre de son chiffre d’affaires, sans avancer le montant de sa recette en une journée. Ainsi, grâce à ce commerce, ils arrivent à satisfaire leurs besoins et ceux de leurs familles.

 Selon les pratiquants, l’on a juste besoin d’« une petite formation en ce qui concerne le maniement d’un coupe-coupe moyen bien affuté pour tailler les noix. En plus de cette maîtrise, il faut se munir d’un aiguiseur, d’une bassine et d’un support qui fait office d’étagères aux produits taillés, prêts à être servis aux clients » renseigne Ousmane Avossè Honfo, vendeur et responsable d’une association de vendeurs de noix de coco vert à Abomey-Calavi.

 À l’opposé, d’autres optent pour la vente ambulante. C’est le cas de Malick rencontré au niveau de « la porte du non-retour » non loin de la plage de Ouidah. Épris par l’eau et la chaire moelleuse et savoureuse du coco vert, les consommateurs de ce fruit augmentent de jour en jour, ce qui fait le bonheur de ces petits commerçants.

Gildas, un des consommateurs dit le prendre juste pour la forme parce qu’il aime bien. Par contre « d’autres prennent le coco vert parce que ça aurait des vertus thérapeutiques pouvant guérir le palu et aussi, lutter contre l’éjaculation précoce », ajoute-t-il.  Si la vente de cocos verts se présente comme un commerce qui ne nécessite qu’un petit capital, le bénéfice qu’elle rapporte n’est pas négligeable.

Vanessa ZANNOU

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