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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

PRODUCTION AGRICOLE AU BENIN : Zoom sur les méthodes de résilience face aux changements climatiques

 PRODUCTION AGRICOLE AU BENIN : Zoom sur les méthodes de résilience face aux changements climatiques

La tournure que prend désormais la crise climatique inquiète plusieurs acteurs partout dans le monde et plus précisément au Bénin. Autorités politico-administratives, agriculteurs, éleveurs, tous anxieux face à cette question du changement climatique qui ne laisse indifférent aucun domaine. Pour donc y faire face, il est impérieux que certaines méthodes soient mises en pratique dans le domaine de la production agricole et animale.

un champ de maïs

Le changement climatique qui se manifeste par une hausse de températures et des phénomènes météorologiques extrêmes et imprévisibles, menace déjà la sécurité alimentaire des populations de bon nombre de régions du monde. Il est donc important de reconnaitre que ce phénomène et ses indices sur le développement agricole ne sont plus méconnus du grand public. Les conséquences sont visibles et énormes : une longue sècheresse, des inondations sans précédents, des irrégularités de pluie, l’apparition de nouvelles maladies et la propagation accrue de celles existantes.

Ainsi, l’on note un profond changement du climat, avec pour conséquence directe, la baisse des rendements agricoles. Sur la même lancée, il s’en suit un affaiblissement des revenus des agriculteurs et une insécurité alimentaire encore plus accentuée.

Alors, pour parvenir à faire face à ce problème dont les conséquences sont sans cesse grandissantes, des alternatives sous formes de pratiques agricoles doivent être développées ou valorisées par les acteurs concernés pour une agriculture résiliente dans le monde en générale et au Bénin spécifiquement. Entre autres pratiques ou techniques agricoles, l’on peut mettre l’accent sur le paillage, l’utilisation d’engrais organiques et des variétés améliorées, la rotation des cultures etc.

Pour ce qui est du paillage, il s’agit d’une méthode qui consiste à couvrir le sol abritant de pailles. Les pailles peuvent être des résidus de récolte, les herbes sèches issues du sarclage, les films polyéthylènes. Le paillage a pour rôle, selon un gestionnaire des exploitations agricoles et entreprises agroalimentaires, de réduire l’évapotranspiration, permettant aux plants d’utiliser au maximum la quantité d’eau, à eux, apportée. Il permet également de maintenir l’humidité du sol. Parlant à nouveau de l’utilisation d’engrais organique (déjections des animaux et autres), il faut dire qu’il est constaté que les engrais minéraux notamment l’urée fragilise les plants et les rend plus vulnérables aux maladies. C’est donc pour cette raison que l’usage des engrais organiques est préféré. Mais avant application, les matières organiques doivent être désinfectées. En ce qui concerne la méthode selon laquelle il faut effectuer une rotation des cultures, il est important de noter que cette pratique permet une gestion efficace de la fertilité du sol et le contrôle des bio-agresseurs. En pratiquant la rotation, l’on peut rompre avec les cycles des ravageurs.

Quid des pratiques d’élevage !

Dans le domaine agricole tout comme dans celui pastoral, des pratiques de résilience face aux effets du changement climatique n’en manquent pas. Parmi tant d’autres, l’on peut citer l’introduction des races améliorées et le croisement avec celles locales pour une bonne résistance aux maladies.

Par ailleurs, les éleveurs peuvent opter pour la constitution des réserves alimentaires pour la saison sèche. Cette pratique consiste à entreposer et conserver des résidus de récoltes, les foins et les fourrages pour la saison sèche. Pour finir, la pratique de mobilité saisonnière est l’une des solutions les plus adéquates. Elle consiste à déplacer les troupeaux en saison sèche vers les zones de richesse en pâturage et les ressources en eau. Elle permet aux éleveurs de subvenir aux besoins de leurs animaux en quittant leur milieu habituel. Eu égard à toutes ces pratiques, les observer permettra non seulement de faire face aux effets du changement climatique mais aussi d’améliorer la productivité agricole dans un système de production valorisant les ressources locales.

Jean-Baptiste HONTONNOU

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