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Agriculture

DÉVELOPPEMENT AGRICOLE AU BÉNIN: Lionel ZINSOU apprécie les avancées

Depuis quelques décennies, les différents régimes qui se sont succédé ont fait engranger au Bénin de grands pas vers son développement économique. Sous le régime du nouveau départ le constat est de plus en plus palpable et révélateur surtout dans le secteur agricole. Dans un entretien sur RFI, l’ex premier ministre, Économiste et Banquier de profession, Ancien premier ministre béninois et Candidat malheureux à la présidentielle de 2016, Lionel ZINSOU a salué les efforts du Bénin dans le domaine agricole.

Par Megan Valère SOSSOU

Reçu le samedi 5 septembre 2020 sur RFI dans l’émission ” Eco d’ici, éco d’ailleurs, Lionel ZINSOU, Économiste et Banquier de profession, Ancien premier ministre béninois et Candidat malheureux aux élections présidentielles de 2016 s’est prononcé sur les performances réalisées par le Bénin dans le secteur de l’agriculture depuis l’avènement de Patrice Talon au pouvoir en 2016. Au détour d’une séquence d’analyse, dans un langage franc et sans langue de bois, l’économiste franco-béninois confie « Je pense que le Bénin travaille bien. Dans l’agriculture, le Bénin vient de faire une démonstration que personne ne s’attendait vraiment. C’est à dire, on a doublé la production du coton en quatre (04) ans, on est devenu le premier pays producteur du coton en Afrique de l’ouest…. Tel qu’on a augmenté et les surfaces et les productivités, les rendements donc ça correspond à l’enrichissement réel des paysans béninois ».

Une performance qui confirme la bonne dynamique dans la gestion de la filière coton, qui a bondi de 123 % depuis 2015 selon une note du ministère de l’Agriculture du Bénin, corroborée par l’Institut National de la Statistique Appliquée à l’Economie (INSAE).

« Une démonstration » à laquelle personne ne s’attendais

Approchés, des spécialistes ont expliqué ces performances par ce qu’ils appellent le retour du secteur privé dans la filière, la mise à disposition à temps et en quantité suffisante d’intrants et de semences de qualité aux producteurs, ainsi que l’augmentation continue du prix payé aux paysans. Une prouesse qui selon l’ex premier ministre à atténuer l’effet de la fermeture des frontières nigérianes. « Et comme l’agriculture est le premier client, le premier fournisseur de tous les autres secteurs, ça a des effets d’entraînement qui ont d’ailleurs compensé en taux de croissance la fermeture nigériane des frontières ». a-t-il expliqué.

En 2018, le Bénin a pris la tête des pays producteurs d’or blanc en Afrique de l’Ouest en réalisant une production de 678 000 tonnes. Les performances les plus élevées ont été enregistrées par le soja et l’anacarde, la deuxième filière nationale génératrice de devises après le coton.

D’autres filières ont également enregistré des bonds depuis 2016

Outre le coton, le Bénin s’est montré aussi concurrent avec les autres spéculations selon Lionel ZINSOU, il affirme « …dans la foulée, ce que les gens ne voient pas toujours est que nous avons la même progression sur le maïs, sur le manioc, sur l’ananas, sur l’anacarde et si vous voulez, ça a fait l’auto croissance du Bénin ».

Dans l’arsenal qui a participé à cette réussite agricole se trouve la nouvelle approche de valorisation des espaces agricoles, l’opérationnalisation à l’échelle du pays des sept (07) Agences Territoriales de Développement Agricole qui assurent la fonction d’appui-conseil aux producteurs, la restructuration du Fonds National de Développement Agricole qui travaille à la réalisation des investissements structurants et à l’accès des producteurs aux services financiers et non financiers.

Contribution reconnue du travail des béninois en général

A l’en croire, à la base de ces performances se trouvent l’effort non seulement des acteurs du secteur agricole mais aussi ceux des autres secteurs qui y ont fortement contribué « Je pense que c’est le travail des béninois, des paysans béninois, de tous les secteurs qui y concourent. Donc je pense que c’est une économie qui progresse, qui progresse d’ailleurs très régulièrement depuis une quinzaine d’année. Je pense que l’environnement des affaires, ne se dégrade pas » a-t-il ajouté.

Pour rappel, depuis 2016, le secteur agricole affiche une contribution de 28 % au PIB et génère 75 % des recettes d’exportation, selon les chiffres de l’Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique (INSAE).

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