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1er groupe de presse agricole en Afrique de l’Ouest

PRODUCTION D’ALEVINS : Une étape cruciale pour une production de poisson de qualité

 PRODUCTION D’ALEVINS : Une étape cruciale pour une production de poisson de qualité

Au fur et à mesure que les jours passent, le besoin en protéines au Bénin (particulièrement en poisson) s’accroît. Malgré les nombreux efforts des pisciculteurs pour satisfaire ce besoin, la production reste un peu languissante en raison des divers défis à relever dans ce sens.

Madeleine ATODJINOU

En pisciculture, la production de poissons passe par l’élevage des alevins. Il s’agit de petits poissons ou de larves qui dépendent du sac vitellin pour leur nourriture. Les alevins sont destinés au peuplement ou au repeuplement des plans d’eau. La production d’alevins demande beaucoup d’énergie et d’attention. Il est donc nécessaire de veiller à l’oxygénation, car tout être vivant a besoin d’oxygène pour vivre. Pour leur fournir de l’oxygène, un système de recirculation de l’eau est nécessaire. Cela implique l’utilisation d’aérateurs et un flux constant d’eau entrant et sortant du bassin ou de l’incubateur afin d’éviter l’accumulation des déchets. En cas d’accumulation de déchets, il est important de renouveler l’eau régulièrement pour maintenir un bon niveau d’oxygène et de préserver les branchies des poissons. Cela demande un travail minutieux et assez difficile. Les nageoires sont également sujettes aux parasites, tels que le Gyrodactylus-SP et le Trichodina, qui peuvent causer la mort des poissons. Pour résoudre ce problème,

<< les poissons sont traités avec du sel en utilisant différentes concentrations pendant quelques minutes ou plusieurs jours. De plus, la surpopulation favorise l’apparition des parasites mentionnés précédemment >>,

explique Judicaël Tokpanou AGOMMA, technicien en pêche-aquaculture, chargé actuellement de la production d’alevins tilapia, avant de recommander qu’il est donc essentiel de respecter une densité adéquate, généralement recommandée à 5000 poissons par mètre cube ou 5 larves par litre d’eau, en contrôlant régulièrement les paramètres physico-chimiques tels que le niveau de nitrate, de nitrite, de phosphate, d’oxygène et la température, tout en renouvelant l’eau si nécessaire >>.

En cas d’accumulation de déchets, il est important de renouveler l’eau régulièrement pour maintenir un bon niveau d’oxygène et de préserver les branchies des poissons. Cela demande un travail minutieux et assez difficile. Les nageoires sont également sujettes aux parasites, tels que le Gyrodactylus-SP et le Trichodina, qui peuvent causer la mort des poissons. Pour résoudre ce problème, les poissons sont traités avec du sel en utilisant différentes concentrations pendant quelques minutes ou plusieurs jours. De plus, la surpopulation favorise l’apparition des parasites mentionnés précédemment. Il est donc essentiel de respecter une densité adéquate, généralement recommandée à 5000 poissons par mètre cube ou 5 larves par litre d’eau, en contrôlant régulièrement les paramètres physico-chimiques tels que le niveau de nitrate, de nitrite, de phosphate, d’oxygène et la température, tout en renouvelant l’eau si nécessaire.

Concernant les techniques utilisées, il n’y a actuellement pas d’outils technologiques spécifiques, à part les écloseries bien équipées qui permettent de suivre le développement des œufs zygotes jusqu’aux larves, puis jusqu’aux alevins. Les larves éclosent dans l’eau et sont ensuite récupérées pour être transférées dans d’autres installations. Cependant, pour améliorer la production d’alevins, << il est nécessaire d’avoir des infrastructures appropriées pour trier les poissons en fonction de leur taille et des bassins bien équipés. Cela favorisera une augmentation de la production et permettra aux grossistes d’obtenir des alevins de qualité en temps voulu >>, souligne Judicaël Tokpanou AGOMMA.

Dans ce domaine, différents organismes tels que l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), le Projet de Vulgarisation de l’Aquaculture Continentale au Bénin (PROVAC) et l’Agence Territoire de Développement Agricole (ATDA) accompagnent les pisciculteurs dans divers aspects. Cependant, ces accompagnements ne sont pas encore suffisants. Il est primordial de doter les producteurs des outils et équipements nécessaires pour rendre la production plus rentable, permettant ainsi à la population d’en bénéficier.

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