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RÉÉLECTION DE PATRICE TALON: Voici les attentes des acteurs du monde agricole

Par Laure LEKOSSA

« Nous allons, non seulement diversifier notre agriculture, mais nous allons la moderniser, l’intensifier ; nous allons diversifier les produits à l’exploitation, nous allons produire ce dont nous allons nous nourrir pour réduire les importations alimentaires de manière à ce que le paysan gagne. Il gagne en sécurité alimentaire, il gagne en ressources matérielle et financière pour accomplir les autres devoirs du citoyen » a déclaré, Patrice Talon président candidat, lors de la période des campagnes électorales passées. Tel est ainsi décliné sa vision pour le prochain quinquennat une fois réélu à l’issu des scrutins.

On se rappelle à sa prise de fonction en 2016, le président Patrice Talon a placé l’agriculture comme principal levier de développement économique du pays, de création de richesses et d’emplois. Très tôt, plusieurs réformes ont été initiés par le gouvernement de la rupture dont entre autres, la réorganisation du cadre institutionnel qui a consisté à séparer les fonctions régaliennes de l’Etat des fonctions de conseils et de promotion des filières par la mise en place des directions départementales de l’agriculture de l’élevage et de la pêche d’une part et des agences territoriales de développement agricole d’autre part. L’autre chantier a été la question de l’accès au financement.

Pour soulager les peines des vaillants producteurs, le Fonds National du Développement Agricole (FNDA) a fait peau neuve avec un abondement important en ressources et des conditions d’accès plus attractifs aux dires de certains experts en finance. Le Bénin est passé leader dans certaines cultures au plan sous régional, exemple du coton. Des prouesses ont été aussi notées au niveau des filières comme l’ananas, l’anacarde, le maïs, le riz sans oublier le palmier à huile et le maraîchage. L’igname, l’élevage en passant par la pêche, tous ces secteurs ont été largement touchés par des actions phares menées par le gouvernement de la rupture. Ces actions ont permis l’augmentation et l’intensification de la productivité agricole et l’augmentation des superficies emblavées, l’appui aux producteurs en ce qui concerne la mise à disposition des équipements de qualité, des intrants, des aides financières ainsi que la mise en place des moyens pouvant faciliter l’exportation des produits locaux vers les marchés internationaux.

Après cinq années, les agriculteurs béninois semblent être plus ou moins satisfaits de ces différentes actions du gouvernement de Patrice Talon. Réélu avec 86% des voix pour un nouveau mandat de 05 ans à la tête du pays, les populations Béninoises donnent de la voix et livrent leurs attentes du prochain gouvernement dans le secteur agricole.

Pour Kodjo Zohougbogbo maraicher, le prochain président a l’obligation de faire du secteur agricole un réel levier de développement en facilitant davantage l’implantation des unités de productions, de conservation , de transformation et de commercialisation des filières phares du pays. Il faut que le gouvernement se penche sur la formation des acteurs de chaque maillon surtout sur les innovations technologiques et faire la promotion du secteur agricole.

Pour Masse Ahouignan enseignant, le chef de l’état patrice Talon a en programme de rendre facile l’agriculture en modernisant les méthodes de production utilisées au Bénin. « En lieu et place de la houe, les producteurs utiliseront des tracteurs agricoles. Mieux l’état met à la disposition de tous les acteurs agricoles des services d’accès aux crédits auprès des SFD et au niveau des banques. Je pense que pour ce nouveau mandat, le gouvernement du président patrice Talon doit agir pour faciliter l’exportation des produits locaux vers les marchés extérieurs c’est le plus important ».

Sylvanus Zolikpo ingénieur agronome quant à lui estime que « le secteur agricole est le secteur qui a connu plus de reformes ; et il y a des reformes que le producteur auquel elles sont orientées ne les maîtrise même pas. Donc je demande que le gouvernement communique non seulement pour permettre aux petits producteurs et aux acteurs agricoles de s’approprier ses différentes réformes, parce que aujourd’hui il y a des facilités au niveau de la mécanisation agricole où il y a exonération des taxes douanières au niveau de l’importation des équipements agricoles de production , et si un exportateur ne maîtrise pas ses réformes il dira toujours que le gouvernement ne fait pas grand-chose donc je veux que le chef de l’état travaille dans ce sens , mais aussi que le gouvernement mettre un accent particulier sur les OPA pour le développement des filières agricoles parce que ce qu’on constate c’est que les OPA existent juste de nom. Mes attentes est que pour les 05 prochaines années qu’on outille aussi les OPA en les professionnalisant».

Il poursuit « que le gouvernement assainisse le monde des OPA à travers la mise en œuvre des différentes arrêtés portant attribution et fonctionnement des OPA au Bénin. L’autre chose, il faudrait que le Bénin puisse se positionner sur les filières stratégiques dans les 05 prochaines années pour augmenter la contribution du secteur au PIB. Aux nombres de ces filières on peut citer entre autre, le soja, le riz, le coton et bien d’autres ; l’anacarde, le palmier à huile ; que le gouvernement travaille pour l’amélioration de l’environnement du climat des affaires entre les producteurs, les transformateurs et les commerçants. Que les éleveurs et le secteur de la pêche soient totalement développés tout comme les produits maraîchers ».

L’environnementaliste Kadidjatou Mama Guia dira qu’elle attend du prochain gouvernement une amélioration concernant l’investissement dans l’agriculture. « Jusqu’à présent au niveau du secteur agricole, on sent qu’il n’y a pas assez de soutien, le gouvernement n’investit pas comme cela se doit ; donc je demande que l’état initie davantage des projets qui pourront permettre le développement du secteur agricole ; que le gouvernement travaille à assurer aux exploitants agricoles un marché local d’écoulement des produits c’est capital. Pour vraiment faire développer le secteur agricole comme on le veut, que le gouvernement limite au maximum les importations parce que les produits importés sont privilégiés au détriment des produits locaux ce qui n’encourage pas les producteurs ni le développement de certaines filières telles que le riz. Parce que le riz est fortement produit au Bénin et peu de béninois en consomment. Que le chef de l’Etat travaille vraiment dans ce sens pour permettre au Bénin de se positionner au rang des grands pays producteurs de riz en Afrique et dans le monde. Je désire qu’on cite aussi le Bénin parmi les grands producteurs de riz dans le monde ».

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